Correspondance de Napoléon – Octobre 1800

Paris, 26 octobre 1800

Au général Lacuée, ministre de la guerre par intérim

Les Consuls, Citoyen Ministre, veulent et doivent présenter à la nation le tableau de leur administration au moment où le Corps législatif  va se réunir. Pour le former, il faut que les différents ministres leur présentent à eux-mêmes le compte de leur administration particulière, et qu’ils le leur aient présenté dans le cours de cette décade.

Le vôtre, comme celui de tous vos collègues, Citoyen Ministre, commencera au ler nivôse an VIll. Vous tracerez la situation de toutes les parties de votre ministère à cette époque.

1° Quelles étaient l’organisation et la dépense de vos bureaux;
2° Dans quel état étaient nos armées;
3° Quels étaient leur discipline, leur esprit, la tenue et le nombre des troupes qui les composaient;
4° Ce qui leur était dû de leur solde;
5° Ce qui était dû aux fournisseurs;
6° Quelles étaient les conditions de leurs marchés et de leurs entreprises;
7° Quelle avait été leur exécution.

Vous exposerez ensuite:

1° Quels ont été, relativement à toutes les parties, l’esprit et la marche de l’administration dans les mois suivants;
2° Quels changements ont été opérés dans les bureaux;
3° Quels changements dans l’organisation militaire, et les raisons de ces changements;
4° Quelles mesures ont été prises pour augmenter les troupes, pour les entretenir et les faire mouvoir, pour améliorer les différentes parties du service.

Vous indiquerez les économies qui ont été faites et aussi les méprises et les erreurs qu’on a pu commettre.

Vous rappellerez les règlements qui ont déterminé et les lois qui ont autorisé les différentes mesures qui n’ont pas été de simples actes d’administration.

Vous indiquerez toutes les mesures que vous croirez nécessaires, soit pour l’économie, soit pour le bien du service, et les règlements
et les lois qui devront en assurer l’exécution.

Vous direz les crédits qui ont été ouvertes à votre département, ce qu’en ont déjà consommé les ordonnances, et ce que vous prévoyez qu’absorberont les dépenses qui ne sont pas encore ordonnancées.

Ce compte ne doit contenir que des faits précis et des calculs vrais, sans exagération, sans cet art oratoire qui ne fait souvent que tromper la crédulité et dissimuler les abus.

 

Parîs, 26 octobre 1800

Au citoyen Forfait, ministre de la marine et des colonies

Les Consuls, Citoyen Ministre, veulent et doivent présenter à 1a nation le tableau de leur administration an moment où le Corp législatif va se réunir.

Pour le former, il faut que les différents ministres leur présentent à eux-mêmes le compte de leur administration particulière, et qu’il le leur aient présenté dans le cours de cette décade.

Le vôtre, comme celui de tous vos collègues, Citoyen Ministre commencera au 1er nivôse de l’an VIll.

1° Vous direz quelle était, à cette époque,, la situation de notre marine, quelle en était l’organisation, quelle en était la dépense;  à quelles sommes s’élevait l’arriéré de la solde et des traitements; en quel état étaient la discipline et les arsenaux.
2° Vous exposerez ensuite quels ont été l’esprit et la marche de l’administration dans les mois suivants; quels changements ont été opérés dans l’organisation, et la raison de ces changements;
3° Quelles mesures ont été prises pour assurer l’économie et la régularité du service, pour faire disparaître les dilapidations et les abus, pour mettre plus d’ordre et d’activité dans les approvisionnements.
4° Vous rappellerez les règlements et les lois qui ont autorisé les différents actes de votre administration, qu’il importe à la nation de connaître, et qui peuvent la faire apprécier.
5° Vous direz ce qui a été fait pour la conservation ou pour le rétablissement de nos colonies.
6° Vous indiquerez quels succès ont eus les mesures qui ont été prises dans les différentes parties, ou par quelles raisons le succès leur a manqué.
7° Vous rappellerez les crédits qui avaient été ouverts pour votre département, ce qui a été déjà consommé, soit par la solde, soit par des ordonnances, et ce qu’il faudra encore pour achever le payement des dépenses de l’an VIII.
8° Vous placerez à côté de ce tableau l’aperçu des dépenses l’an IX, tel qu’il a été arrêté dans le conseil d’administration.
9° Vous indiquerez enfin les règlements, les lois et les mesures qui vous paraissent nécessaires pour  donner à notre marine une constitution et un éclat dignes de la nation française.

Les Consuls ne veulent que des faits précis, sans emphase et sans tournure oratoire.

 

 Paris, 26 octobre 1800

NOTE POUR LE MINISTRE DE LA GUERRE.

Je prie le ministre de la guerre de me présenter un projet d’arrêté remplissant le but suivant:

Le ministre de la guerre fera faire un contrôle nominatif, par département, de tous les individus admis à la retraite ou au traitement de réforme, et qui ont servi.

Pareil état se trouverait à l’état-major de la division militaire pour les individus de la division.

Pareil état se trouverait, par département, chez le commandant du département, et par arrondissement, chez le sous-préfet.

Chaque officier réformé sera tenu d’avoir toujours chez lui son sabre et un fusil de munition, une giberne et trente cartouches.

Toutes les fois que le préfet du département, ou le sous-préfet, croirait avoir besoin d’un certain nombre de ces officiers pour prêter main-forte à l’autorité publique, il leur ferait une réquisition de se rendre à un jour fixe à un endroit désigné, où ils seraient sous lesordres soit du commandant du département, soit d’un officier délégué par le général commandant la division, pour, de concert avec la gendarmerie, prêter main-forte à l’autorité publique.

Étendre cette formalité aux soldats qui jouissent de leur traitement. An moins une fois tous les trois mois, ils seraient tous réunis par
le commandant du département, et passés en revue par un inspecteur, qui constatera qu’ils ont leurs fusils et qu’ils sont prêts à prêter main-forte à la loi lorsqu’il en serait besoin.

 

 Paris, 26 octobre 1800

Au général Lacuée, ministre de la guerre par intérim.

J’ai recu, Citoyen Ministre, l’état des fonds nécessaires au payement des divers objets compris dans les attributions du 21e bureau.

Il est composé de quatre principaux articles. Je n’y comprends pas les secours aux femmes d’Egypte et secours mensuels, qui n’entrent  pas dans le système général.

Sur ces quatre articles, trois sont relatifs aux retraites, et un aux traitements de réforme.

Ce dernier, qui monte à 289,282 francs, me paraît être un compte terminé en conséquence de l’article 52 , et dès lors ne me parait susceptible d’aucune observation.

Mais il n’en est pas de même des trois premiers articles.

Le premier, de 182,058 francs, est intitulé : Solde provisoire, en exécution de la loi du 28 fructidor an VII. Cette somme se compose de toutes les sommes accordées en conséquence de l’article 28 de la loi du 28 fructidor; mais ce même article dit : “Il en jouit jusqu’à ce que le Corps législatif ait prononcé sur l’état de solde de retraite”.

La première question est celle-ci :

Pourquoi les individus qui, ensemble, touchent 182,058 francs par mois, n’ont-ils pas encore leur solde de retraite définitive?

L’article 2 est intitulé : Solde provisoire, en exécution de l’arrêté des Consuls du 11 prairial an VIII. Cet article est relatif aux articles 54 et 55 de la même loi.

Le troisième se monte à 238,535 francs, et est intitulé: Pensions converties en solde de retraite.

On concoit bien comment l’article 2 existe, puisque l’article 3 est déjà le résultat de ce qui a été liquidé pendant l’année en conséquence des articles 54 et 55 de la loi du 28 fructidor; mais on ne conçoit pas comment l’article 1er n’a pas été rendu définitif.

L’aspect de ce tableau donne lieu à une observation qui peut ne pas être fondée : c’est qu’il paraît que les individus compris dans les articles 54 et 55 coûtent près de 414,000 francs par mois, tandis que l’exécution de l’article 28 ne coûte que 182,000 francs, et que tous les traitements de réforme ne coûtent que 129,000 francs.

Cependant il paraît que les articles 54 et 55 regardent spécialement les individus qui ont servi avant la guerre de la révolution, tandis que les articles 1 et 4 regardent les individus qui ont fait la ,guerre de la révolution.

Comment, avant la loi du 28 fructidor au VIl, les individus compris dans les articles 54 et 55 touchaient-ils leurs pensions, et comment s’opère cette conversion en solde provisoire et en solde de retraite, des pensions converties?

Avant la loi du 28 fructidor, il était accordé des retraites aux militaires. Cependant les 182,058 francs sont intitulés : Solde provisoire, en exécution de la loi du 28 fructidor an VII; ce qui paraît ne pas contenir la solde de retraite des individus qui l’auraient obtenue par des lois antérieures au 28 fructidor an VIl.

Je désire avoir un état des quatre articles ci-dessus, divisé en plusieurs colonnes :

1ère colonne les employés aux administrations;
2e colonne les commissaires ordonnateurs et des guerres;
3e colonne soldats, caporaux et sergents;
4e colonne les sous-lieutenants, lieutenants, capitaines;
5e colonne les chefs de bataillon de brigade;
6e colonne les adjudants commandants, les généraux de brigade et de division.

Je désire avoir le montant de chaque classe, et le montant de ce que coûte leur réforme.

 

Paris, 27 octobre 1800

Au citoyen Talleyrand, ministre des relations extérieures

Le ministre de la marine va faire partir un brick pour Tunis; faites connaître au citoyen Devoize (Consul de France à Tunis) que le Gouvernement est satisfait du succès qu’il a obtenu. Il attend de lui de plus grands services encore; c’est qu’il prenne des mesures pour qu’on expédie une grande quantité de blé à Marseille et à Gênes.

Dites-lui également qu’il prenne des mesures pour nous faire faire la paix avec le bey de Tripoli. Recommandez au citoyen Devoize d’expédier, deux fois par mois, un petit bâtiment tunisien pour Alexandrie, avec toutes les nouvelles d’Europe qu’il pourra recueillir. Il y joindra tous les journaux qu’il pourra ramasser, n’importe en quelle langue.

Vous écrirez au général Menou de payer ces bâtiments avec du café et autres objets nécessaires aux Tunisiens.

Le citoyen Devoize fera connaître aux capitaines de ces bâtiments, tant que tunisiens, que tout bâtiment qui apportera à Toulon des nouvelles d’Égypte de trente-cinq jours de date recevra, autre le prix du fret, une gratification de francs.

Vous joindrez à votre dépêche au citoyen Devoize une lettre au général Menou, par sextuplicata, dans laquelle vous lui ferez connaître la situation de la République en Europe et en Amérique, l’ouverture des négociations à Lunéville, ce que vous pourrez dire de celles entamées avec l’Angleterre, et le beau rôle que joue l’armée d’Égypte en conservant avec courage cette précieuse colonie. Le citoyen Devoize expédiera ces lettres par six bâtiments différents, et y joindra une lettre de lui, dans laquelle il donnera au général Menou toutes les nouvelles qu’il saura, en y insérant les journaux qu’il aura pu se procurer.

 

Paris, 27 Octobre 1800

Au général Berruyer, commandant l’Hôtel National des Invalides (Jean-François Berruyer, 1738-1804. Il a commandé les troupes chargées de défendre la Convention, au 13 vendémiaire. Il est commandant en chef de l’hotel des Invalides depuis 1797).

Le Premier Consul désirerait, Citoyen Général, qu’on pût établir dans la maison nationale des Invalides quelques manufactures. Cette institution présenterait le double avantage d’occuper les militaires invalides et d’améliorer leur existence.

Le Premier Consul me charge, Citoyen Général, de vous demander vos vues à cet égard.

 

Paris, 27 Octobre 1800

Au citoyen Forfait, ministre de la marine et des colonies

Je vous prie, Citoyen Ministre, d’expédier un brick pour Tunis; il partira de Toulon.

Il sera porteur d’une dépêche du ministre des relations extérieures à notre consul et de vos dépêches au général Menou, dans lesquelles vous lui ferez connaître la situation de la République. Vous y joindrez une collection du Moniteur, depuis le ler vendémiaire an VIII.

Le brick, après avoir mouillé à Tunis, prendra son temps pour doubler le cap et se dirigera sur Alexandrie.

 

Paris, 28 Octobre 1800

DÉCISION
Le ministre de la guerre propose de remettre en activité le citoyen Faissoles, ex-sous-lieutenant  au 21e régiment de chasseurs

Un officier qui a abandonné , pendant la guerre ne doit pas être remis à la paix.

 

Paris, 28 octobre 1800

Au général Brune, commandant en chef l’armée d’Italie

J’ai reçu, Citoyen Général, votre lettre du 30 (vendémiaire). Le citoyen Belleville va se rendre en Toscane avec le titre de consul général de la République.

Tout va parfaitement bien à Paris, et tout est tranquille en France. Les dangers que j’ai courus sont, je vous assure, très-petite chose. Si cela en avait mérité la peine, soyez persuadé que vous ne l’auriez pas appris par d’autres que par moi.

La 52e doit être à Chambéry lorsque vous lirez cette lettre.

Les anglais répandent de l’argent à pleines mains dans le Midi et à Paris, mais en pure perte.

Faites faire à Florence et à Livourne des recherches pour savoir par quel canal Willot faisait passer de l’argent dans le Midi et avec qui il correspondait.

Faites chasser des États du Pape Willot, Assareto et les émigrés corses qui seraient dans le cas de fomenter l’inquiétude dans ce pays.

Réprimez avec vigueur tous les malveillants, faites arrêter ceux qui troubleraient l’ordre public. Si quelques officiers ne se comportent pas comme ils le doivent, destituez-en quelques-uns.

Les réformes se sont faites à l’armée du Rhin avec la plus grande activité et le plus grand ordre.

Les officiers qui rentrent en France seront exactement payés.

Nous venons de conclure une suspension d’armes avec Tunis, et je recois ce soir la nouvelle que nous avons fait la paix avec Alger.

Prévenez-en sans délai, par voie de Livourne, les préfets des départements de la Corse, pour qu’ils aient à faire respecter par les corsaires les pavillons de ces deux puissances.

 

Paris, 29 octobre 1800

Au général Menou, commandant en chef de l’armée d’Orient

Le contre-amiral Ganteaume, Citoyen Général, qui vous remettra cette lettre, porte à l’armée des secours que les circonstances ne nous ont pas permis de lui envoyer plus tôt.

La paix est conclue avec l’Amérique (Traité franco-américain de Mortefontaine du 3 octobre 1800), Alger (Paix d’Alger du 30 septembre 1800) et Tunis. Les congrès particuliers entre l’Autriche, la Russie, l’Angleterre font espérer que nous touchons à la paix générale, et que vous et votre armée retirerez tous les fruits de la glorieuse expédition dont je m’honore d’avoir été le conducteur.

Nous n’avons point eu directement de vos nouvelles depuis l’arrivée de l’Osiris. Avec quel intérêt l’Europe a lu la proclamation par laquelle l’armée d’Orient s’engage à conserver à tout prix ce pays important, auquel se rattachent tant d’intérêts et tant d’espérances!

Les nouvelles de Constantinople, du 10 septembre, nous apprennent la désorganisation dans laquelle se trouve l’armée du grand vizir et la dissolution qui menace ce vaste empire.

Des pensions ont été accordées et sont exactement payées aux femmes et aux enfants dont les maris et les pères composent l’armée d’Orient.

Lorsque cette dépêche vous parviendra, ou la paix continentale sera conclue, ou une de nos armées sera maîtresse de Naples et se sera approchée de la botte; dans tous les cas, notre correspondance avec vous sera plus facile.

Les plus grands obstacles que vous avez à vaincre sont surmontés.

Le contre-amiral Ganteaume, selon les circonstances, attendra votre réponse ou partira après avoir jeté sur un point de la côte les secours qu’il vous conduit. Dans tous les cas, avant de partir, il vous donnera, sur la situation intérieure et extérieure de la République, tous les renseignements que vous pouvez désirer.

Dites bien à l’armée que, parce qu’elle n’a pas souvent des nouvelles de France, elle ne doit pas croire qu’elle est oubliée. Toutes les pensées du Gouvernement sont tournées vers elle.

Tous ceux qui sont revenus en France d’une manière honorable ont déjà recueilli les témoignages de l’estime et de la reconnaissance publique.

Je plains ceux, s’il en est, qui n’auraient pas les vertus nécessaires pour vous seconder dans votre noble résolution, et dont le courage fléchirait: ils ne trouveraient en France que le mépris dû à l’homme qui, quels qu’aient été d’ailleurs ses services, n’a pas en la constance nécessaire dans les grands événements.

 

Paris, 30 octobre 1800

Au citoyen Talleyrand, ministre des relations extérieures

Quand vous verrez M. Cetto Anton von Cetto, 1756-1847, ambassadeur à Paris), il faudra lui demander positivement s’il a des pleins pouvoirs; s’il n’en a pas, vous lui ferez connaître qu’il ne peut pas être présenté au Gouvernement, puisqu’il n’a aucun caractère. Il sera porteur d’une lettre du duc pour moi, que vous prendrez.

 

Paris, 31 octobre 1800

Au général Lacuée, ministre de la guerre par intérim

Je vous prie, Citoyen Ministre, de me présenter un projet de règlement contenant les dispositions suivantes:

l° Le 21e bureau de la guerre sera uniquement chargé de l’exécution de la loi du 28 fructidor an VlI et de l’arrêté des Consuls du 11  prairial an VIII, pour le courant depuis le ler vendémiaire an IX.
2° Il sera établi deux bureaux différents, chacun sous la direction d’un inspecteur général ou d’un inspecteur, pour liquider la solde provisoire en exécution de la loi du 28 fructidor an VIl, et la solde provisoire en exécution de l’arrêté des Consuls du 1 prairial en VIII.
3° Il y aura autant de bureaux qu’il y a de fois mille individus à liquider, avec le nombre d’employés nécessaire.  Chaque bureau sera sous la direction d’un sous-inspecteur.
4° Toutes ces liquidations devront être terminées le ler pluviôse prochain , à moins qu’il ne s’en trouve de tellement contentieuses que l’on ait besoin des renseignements de conseils d’administration éloignés: et alors elles rentreront dans le travail du 2le bureau, où il sera créé un bureau particulier pour cette liquidation.
5° Il sera pris des mesures telles, que le 21e bureau donnera, dans le mois qui suivra la retraite ou la réforme d’un officier, son traitement définitif, et que, dans le mois de brumaire, ce 2le bureau ait entièrement liquidé tout ce qui regarde l’an IX, et soit au courant du travail.

Par les états qui m’ont été remis, il me paraît qu’il y a 40,000 militaires qui ont des pensions de la République. Je vous prie de me faire remettre un état de ces militaires par grade et par département.

L’on m’assure qu’il est dû six millions d’arriéré. Je vous prie de me faire remettre l’état, par division militaire, de ce qui est dû aux officiers retirés pour l’anl VIII, afin que je prenne, avec le ministre des finances, des mesures pour les liquider.