Correspondance de Napoléon – Juin 1813
Bunzlau, 7 juin 1813.
A M. de Champagny, duc de Cadore, intendant général de la couronne, à Paris.
Mon intention étant de donner une preuve de ma satisfaction au duc de Lodi, vous lui ferez présent d’un de mes tableaux, en pied des Gobelins. Je suppose qu’il y en a de faits; dans le cas contraire, faites-en mettre un sur la toile, mais qu’il soit copié de Gérard, et annoncez-le au duc de Lodi.
Bunzlau, 7 juin 1813.
A M. Maret, duc de Bassano, ministre des relations extérieures, à Dresde.
Monsieur le Duc de Bassano, le prince d’Eckmühl est entré à Hambourg le 30 mai, et j’espère qu’il sera entré également à Lübeck avant le 2. Il paraît que les troupes danoises se sont réunies aux nôtres. Faites mettre cette nouvelle dans les journaux de Dresde et de Leipzig, et mandez-le au comte de Narbonne, à Vienne. Cela me fait beaucoup de plaisir.
Je pense qu’il serait convenable de faire un traité avec le Danemark ; l’autre ayant été violé par l’entrée des troupes danoises à Hambourg, nous ne pouvons plus y avoir confiance. La garantie de la Norvège et des États de Danemark serait faite par moi. Le Danemark prendrait l’engagement de ne point faire la paix avec l’Angleterre que de concert avec moi, ou avec mon consentement Quant aux troupes, la quantité que fournira le Danemark sera spécifiée, ainsi que ce que je pourrai fournir pour défendre le Holstein. Enfin comprenez aussi dans le traité la sortie d’une grande quantité de chevaux, moyennant payement en argent comptant. Je ne me refuserai point à payer la solde d’un certain nombre de troupes, mais surtout de la cavalerie et de l’artillerie, et ces troupes seraient tout à fait à ma disposition et pourraient venir jusqu’en Silésie et jusqu’à Stettin. Aussitôt qu’elles seront sorties du Holstein, je consens qu’elles soient à ma solde.
Si le Danemark pouvait donner une bonne division de 5 à 6.000 hommes d’infanterie et de 5 à 6000 hommes de cavalerie, avec une artillerie proportionnée, je la payerais volontiers, mais surtout la cavalerie. Dîtes au ministre que le roi pourrait faire une spéculation avantageuse en fournissant lui-même les chevaux, puisqu’il les pourrait payer en papier ou comme il l’entendrait tandis que je les lui payerais en argent comptant.
- S. Envoyés la lettre ci-jointe au roi par une estafette extraordinaire, qui passera par Augsburg, et Leipzig.
Bunzlau, 7 juin 1813.
Au maréchal Davout, prince d’Eckmühl, commandant le 1er corps de la Grande Armée, à Hambourg.
Mon Cousin, témoignez ma satisfaction au général Vandamme sur l’occupation de Hambourg. Je vous envoie un officier d’ordonnance qui est officier du génie; il verra en détail Hambourg, les iles, Hambourg, Lüneburg, Lübeck, si vous y êtes, le fort de Cuxhaven, et viendra me rendre compte de tout ce que vous faites et de quelle manière se dirigent les travaux. Le major général a dû vous faire connaître mon système, c’est celui que j’ai adopté pour toutes les grandes villes. Une ville comme Hambourg ne pourrait être défendue que par une garnison de 25,000 hommes et un matériel immense, et, pour courir les chances de perdre une garnison de 25,000 hommes et un matériel immense, il faudrait une place qui pût se défendre au moins pendant deux mois de tranchée ouverte. Or, pour donner à l’enceinte de Hambourg une résistance de deux mois de tranchée ouverte, il ne faut pas moins de dix ans et 30 à 40 millions. Toutefois je veux conserver Hambourg, non-seulement contre les habitants, contre les troupes de ligne, mais même contre un équipage de siège. Je veux que, si 50,000 hommes se présentent devant Hambourg, la ville soit non-seulement à l’abri d’un coup de main, mais puisse se défendre, obliger l’ennemi à ouvrir la tranchée et soutenir quinze ou vingt jours de tranchée ouverte.
Ces résultats, je veux les obtenir cette année avec la seule dépense de 2 ou 3 millions, avec un matériel de cent à cent cinquante bouches à feu et une simple garnison de 6,000 hommes. Je veux que, dans cette hypothèse, la ville prise après un blocus de quinze à vingt jours de tranchée ouverte, je ne perde rien, ni en canons ni en hommes , et que la garnison puisse se réfugier dans une citadelle et se défendre pendant un ou deux mois de tranchée ouverte, selon la capacité et le degré de perfection auquel sera portée cette citadelle. La simple exposition de ce système l’explique. Il faut travailler à l’exécuter sans perdre une heure. Vingt-quatre heures après l’arrivée de mon officier d’ordonnance, 10,000 travailleurs doivent être à l’ouvrage. Vous devez 1° faire abattre impitoyablement toutes les maisons sur le rempart, sauf évaluation de l’indemnité, qui sera payée par la ville; 2° vous devez faire abattre toutes les maisons sur le glacis; 3° toutes les maisons qui sont sur la citadelle; 4° vous devez en même temps faire relever tous les parapets, en creusant tous les fossés; 5° faire faire des pont-levis à toutes les portes; 6° faire faire des demi-lunes devant toutes les portes; 7° mettre de l’eau autant que les fossés en pourront contenir; 8° faire ce qui est nécessaire pour pratiquer une inondation dans les parties qui en sont susceptibles; 9° fermer à la gorge tous les bastions les plus importants et les plus grands avec un mur crénelé, les moins importants avec une bonne palissade; 10° faire travailler à un chemin couvert et à un glacis, faire palissader les chemins couverts; 11° faire placer sur chaque bastion au moins quatre pièces de canon, deux d’un calibre de 12 ou supérieur, deux d’un calibre inférieur; 12° faire placer des mortiers, pour pouvoir tirer contre la ville, dans les deux bastions les plus grands, et spécialement dans le bastion et la partie de l’enceinte qui est entre deux lacs et qui peut facilement être isolée et considérée comme citadelle; 13° rétablir les retranchements qui couvrent le grand faubourg, les bien palissader, y établir quelques blockhaus ; 14° occuper toutes les îles par un système de redoutes et de digues, faire même des ponts sur pilotis sur les petits bras ; faire deux bacs sur chaque gros bras, comme je l’ai pratiqué à Anvers, l’un pour la marée descendante et l’autre pour la marée montante, de manière que 100 chevaux et 500 hommes d’infanterie puissent passer à la fois; relever, armer et palissader Hambourg. Supposez tous ces ouvrages faits, et ils peuvent l’être en peu de mois, il est évident que quatre compagnies d’artillerie et 5,500 hommes seront maîtres de Hambourg.
Pour compléter le système, tracez une citadelle entre la rivière et la ville, de sorte que la citadelle, les îles et Harburg fassent un seul système. Cette citadelle peut d’abord être faite en terre, avec des fossés pleins d’eau, de bonnes palissades et des blindages en bois pour les magasins d’artillerie, pour les magasins à poudre et pour la garnison. Vous voyez que, la ville prise après un siège en règle, la garnison se réfugierait dans la citadelle, dans les îles et dans Harburg. Tout cela peut se faire dans l’année. Les années prochaines, je ferai revêtir la citadelle en pierres et lui donnerai toute la force possible.
Voilà le système défensif que j’ai adopté pour Hambourg. Je donne l’ordre au général Haxo de le tracer, de l’exécuter et de l’étudier. Mais il est bien important que vous profitiez du premier moment pour jeter à bas toutes les maisons qui gêneraient l’emplacement de la citadelle, comme je l’ai dit plus haut. Je sais que le général Haxo avait projeté de placer la citadelle du côté d’Altona : cela n’est pas possible, cela effrayerait les Danois. D’ailleurs, mon intention est que la citadelle soit une tête de pont sur la rive droite, Harburg une tête de pont sur la rive gauche, les îles un moyen de communication. Vous savez que je n’ai point vu Hambourg ; que l’on doit étudier l’esprit de l’ordre que je donne, et non la lettre, de manière qu’au 15 juillet il n’y ait aucune difficulté à laisser 6,000 hommes isolés à Hambourg, et que leur communication avec la rive gauche soit à l’abri de toute inquiétude.
Bunzlau, 8 juin 1813, an matin.
Au prince Cambacérès, archichancelier de l’empire, à Paris.
Mon Cousin, le grand écuyer doit avoir écrit au comte Remusat pour demander des comédiens pour Dresde. Je désire assez que cela fasse du bruit dans Paris, puisque cela ne pourra faire qu’un bon effet à Londres et en Espagne, en y faisant croire que nous nous amusons à Dresde. La saison est peu propre à la comédie : il ne faut donc envoyer que six ou sept acteurs tout au plus, mais de bons choix et capables de monter six ou sept pièces. Il faudrait également les faire voyager sans éclat et de manière à ne faire aucun embarras sur la route. Il n’en faut pas moins laisser faire à Paris les demandes comme si toute la tragédie devait partir, et laisser bavarder sur ce sujet. Remusat choisira, ou la Comédie Française ou Feydeau. Si l’on ne pouvait pas avoir du bon, il faudrait abandonner cette idée.
Gœrlitz, 8 juin 1813.
Au prince Cambacérès, archichancelier de l’empire, à Paris
Mon Cousin, le baron Meneval, maître des requêtes, secrétaire des commandements de l’Impératrice, ne doit rien faire. Je n’approuve point que vous l’ayez chargé d’effacer ce qui doit être retranché des nouvelles qu’on met dans les journaux. C’est au ministre de la guerre à avoir soin de cela. Il est tout naturel, cependant, de communiquer les nouvelles à l’Impératrice avant de les mettre dans les gazettes, mais cela n’influe en rien sur ce qui doit être publié. Je ne conçois pas comment vous avez pu être embarrassé d’une chose aussi simple.
Dresde, 10 juin 1813.
Au maréchal Davout, prince d’Eckmühl, commandant le 1er corps de la Grande Armée, à Hambourg
Mon Cousin, j’ai envoyé à la police toutes les lettres que vous m’avez fait passer relativement an comte d’Artois. Il me parait important que vous vous serviez de cet enseigne de vaisseau hambourgeois, qui a la décoration de la Légion d’honneur, comme d’un agent, et que vous le renvoyiez sans délai auprès du comte d’Artois en Angleterre, en lui promettant une récompense proportionnée aux services qu’il vous rendra.
Les neuf bataillons qui manquaient à la 3e division étaient à Utrecht; je leur ai depuis longtemps donné ordre de se rendre à Wesel : ainsi ces bataillons doivent être aujourd’hui près de leurs corps. J’ai ordonné que la 1e division, qui est du côté de Krossen, sous les ordres du duc de Bellune, se rendit à Wittenberg. Il est indispensable que vous fassiez partir la 5e division, en la dirigeant également sur Wittenberg.
Je vous ai écrit et fait connaître mes intentions relativement aux fortifications de Hambourg et à tout ce qui concerne son armement. Je donne ordre que le général Baltus se rende à Hambourg pour commander l’artillerie, et que 200 milliers de poudre soient dirigés de Wesel sur Hambourg, ainsi que quatre compagnies d’artillerie. Faites en sorte qu’il y ait cent cinquante bouches à feu en batterie sur les remparts et dans les ouvrages, dans les premiers jours de juillet. Faites travailler aux ponts et aux bacs sur l’Elbe, vis-à-vis de Hambourg. Le général Haxo a ordre de se rendre momentanément à Hambourg ; ce général a ordre de fournir un officier du génie pris à Magdeburg. Il faut utiliser tous les Danois, cavalerie, infanterie et artillerie. Leur infanterie vaudra bien sans doute l’infanterie des villes hanséatiques et la landwehr berlinoise, les batteries qui appartiennent à la division de Hambourg sont en marche pour la rejoindre.
Vous aurez donc quatre divisions. Il sera nécessaire d’en avoir trois, ou au moins deux, pour opérer dans la direction de Berlin, aussitôt que l’armistice viendrait à être dénoncé, si toutefois la paix n’a pas lieu.
Dresde, 11 juin 1813.
Au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la guerre, à Paris
Monsieur le Duc de Feltre, j’ai reçu la lettre que le roi de Naples vous a écrite le 18 mai. Répondez-lui que tout me porte à penser que l’Autriche a des prétentions incompatibles avec l’honneur de la France, et qu’elle voudrait profiter des circonstances pour revenir sur les pertes qu’elle a faites dans les guerres précédentes. Il parait qu’elle ne voudrait rien moins que les provinces illyriennes, une partie du pays de Salzburg et du Tyrol, et même une partie des provinces vénitiennes; qu’elle a en conséquence réuni 60 à 80,000 hommes à Prague, ce qui m’a porté à réunir 80,000 hommes à Würzburg et autant à Laybach; qu’il est impossible que le royaume de Naples puisse se priver d’une force de 30,000 hommes, mais que je désirerais qu’il pût fournir du moins une bonne division de 10 à 12,000 hommes d’infanterie, avec 1,500 chevaux et vingt-cinq pièces de canon, et la fît partir dans les premiers jours de juillet pour Bologne, où elle attendrait l’issue des événements. Si la guerre avait lieu, elle se dirigerait sur Laybach, et, si l’on s’arrangeait, elle reviendrait sur Naples. Je désire même que la marche de cette colonne soit connue, puisque cela peut avoir de l’influence sur la négociation. Je voudrais que le Roi donnât le commandement de ses troupes à un général français.
Enfin écrivez-lui qu’il doit comprendre que, l’Adige une fois perdu, son royaume le serait aussi, et que s’il attendait pour faire ce mouvement que la bataille eût été donnée du côté de Laybach ou de l’Isonzo, il ne serait plus temps ; qu’il faut donc définitivement qu’au 15 juillet sa division soit sous Bologne et puisse se porter au secours du vice-roi, qui, à cette époque, sera campé sur les hauteurs de Laybach ; qu’il fasse connaître positivement et sans tergiverser ce qu’il peut et veut faire; mais que ce qui ne sera pas sorti de son royaume dans les premiers jours de juillet ne pourra plus compter; que c’est surtout de la cavalerie et de l’artillerie qu’il faudrait; que si sa division ne peut être de 12,000 hommes d’infanterie, elle soit au moins de 12,000 hommes en tout.
Dresde, 11 juin 1813.
Au général baron Rogniat, commandant le génie de la grande armée, à Dresde.
Une partie de la défense de Glogau consiste en mines. Il est nécessaire qu’il y ait un officier du génie qui soit bon mineur et entende cette défense, et que vous destiniez une compagnie de mineurs pour cette place. Cette compagnie s’exercera pendant l’armistice, et organisera son service de manière à bien faire la guerre souterraine en cas de siège.
Dresde, 11 juin 1813.
Au maréchal Augereau, duc de Castiglione, commandant le corps d’observation de Bavière, à Francfort.
Mon Cousin, le major général vous aura fait connaître mes intentions sur la réunion à Bamberg, à Würzburg, à Aschaffenburg et à Hanau des quatre divisions du corps d’observation de Mayence. Aussitôt que vous aurez deux divisions fortes chacune de plus de six bataillons, portez votre quartier général à Würzburg. J’ai besoin et je désire qu’on vous sache là. J’ai besoin que votre quartier général se trouve placé à Würzburg avant le 1er juillet. Je désire que là vous fassiez une proclamation pour faire connaître que je vous ai donné une nouvelle preuve de confiance en mettant sous vos ordres les six divisions qui composent l’armée de Mayence ; que toutes les troupes qui rejoignent cette armée ont déjà mérité les éloges de l’Empereur dans les batailles d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iéna, de Friedland, de Wagram et dans les campagnes d’Espagne; que vous espérez qu’elles seront dignes de la réputation qu’elles ont acquise, et des vainqueurs de Lützen et de Wurschen, qui, en si peu de temps, ont su confondre les espérances fallacieuses de nos ennemis.
Faites mettre dans les journaux de Francfort et autres, à mesure que les bataillons arriveront, que beaucoup de troupes venant d’Espagne passent le Rhin, et que cette armée est encore plus belle et plus vieille que celle qui s’est distinguée à Lützen et à Wurschen ; enfin faites le plus de bruit que vous pourrez. Au lieu de corps d’observation, dites votre armée. Faites mettre dans les journaux le nom du général Pernety, commandant en chef votre artillerie; faites-y mettre le nom du général Dode, qui commande le génie; faites-y mettre aussi le nom des généraux qui commandent vos divisions, afin que dès la fin de juin l’Allemagne ait les yeux fixés sur vous et s’occupe beaucoup de la formation de votre armée.
Dresde, 11 juin 1813.
Au comte Daru, directeur de l’administration de la guerre, à Dresde.
Monsieur le comte Daru, vous voudrez bien faire passer sur-le-champ cent moulins à la place de Glogau; ils resteront affectés au service de cette place, et ils seront pris parmi ceux envoyés par le ministre de la guerre. Ces cent moulins, étant supposés faire par jour 20,000 rations de farine, fourniront au-delà des besoins de la place; leur excédant servira pour l’armée. Instruisez-moi de l’arrivée de ces moulins à leur destination.
Il faut en outre mille moulins pour distribuer aux bataillons ; leur utilité va devenir bien grande en s’approchant de la Pologne ; aussi faut-il qu’ils soient arrivés avant la fin de la campagne. Faites-moi un rapport là-dessus.
Dresde, 11 juin 1813.
Au comte Daru, directeur de l’administration de la guerre, à Dresde.
Monsieur le Comte Daru, je suis très-mécontent des hôpitaux de Dresde; il n’y a pas même de distributions régulières de pain, il n’y a pas de vivres et il n’y a pas de charpie. Je ne conçois point comment, dans une ville comme Dresde et après toutes les mesures que j’ai ordonnées, ce service ne va pas mieux. Réunissez demain chez vous l’intendant général, le chirurgien en chef, le médecin eu chef, l’ordonnateur et le régisseur des hôpitaux, pour arrêter les mesures convenantes afin que les hôpitaux aient abondance de tout. La faute de ce désordre est entièrement à l’administration de l’armée. Elle demande à l’administration du pays des réquisitions d’objets de détail que celle-ci ne peut fournir. Tons ces petits objets ne peuvent se procurer qu’avec de l’argent, et c’est le cas d’en donner, ainsi que je l’ai déjà fait dans de pareilles circonstances. Quant au linge à pansement et à la charpie, ils ne peuvent pas manquer, d’après les précautions prises. Vous me rendrez compte de cela demain à midi, et vous me remettrez sous les yeux le règlement que j’avais fait à Posen, en 1806. J’entends que l’on ne requière à Dresde aucun des petits objets qui doivent être achetés, tels que médicaments, etc. Il faut pourvoir à cela par des marchés réguliers. J’ai signé deux ordres du jour relativement aux mesures à prendre à l’égard de tous les hommes blessés aux doigts ou à la main, qui peuvent être soupçonnés de s’être blessés volontairement.
Le moyen d’évacuation par la rivière étant trop lent, présentez-moi un projet pour établir des hôpitaux dans les petites villes, à une ou deux journées de Dresde, sur la rive gauche de l’Elbe, en choisissant de grands bâtiments et en les fournissant de tout ce qui est .nécessaire. Ce sera également un des objets du travail que vous m’apporterez demain, afin qu’il ne reste à Dresde que les 5 ou 6,000 blessés que peuvent contenir les hôpitaux.
Dresde, 11 juin 1813.
A Eugène Napoléon, vice-roi d’Italie, à Milan.
Mon Fils, il est nécessaire que, sans faire semblant de rien et sans ostentation, vous fassiez reconnaître la position que vous ferez occuper par votre armée sur les hauteurs de la Carniole, entre Laybach et … e, de manière à s’y trouver dans une position offensive, mais cependant en restant sur le territoire des provinces illyriennes, à attirer ainsi toute l’attention de l’ennemi, et à l’empêcher de se porter sur le Tyrol et en Italie. Cette position ne serait pas hostile, vu que les troupes resteraient cantonnées aux environs de Laybach; mais l’emplacement serait bien reconnu d’avance, ainsi que les points sur lesquels on pourrait élever des redoutes. Une armée fait en huit jours bien des retranchements. Une pareille armée sera campée à Pirna, au débouché de la Bohême, et une troisième sur la Rednitz, en avant de Bayreuth. Les Bavarois auront un corps d’observation pour garder l’Inn. Il faudra donc que l’Autriche ait plus de 200,000 hommes, effort qu’elle est aujourd’hui hors d’état de faire et qu’elle pourrait tout au plus réaliser au printemps prochain. L’aspect de ces dispositions lui fera sentir que je ne veux pas avoir les mains liées.
Dresde, 11 juin 1813.
A Eugène Napoléon, vice-roi d’Italie, à Milan.
Mon Fils, je vous ai bien recommandé de faire beaucoup parler de vous. Je vous réitère le même ordre. Faites mettre dans les journaux que vous avez huit divisions ; faites-y mettre les noms de vos généraux de division.
Faites-moi connaître si je puis compter que le général Grenier aura son quartier général du 20 au 25 juin à Vérone, et s’il y aura déjà là une quarantaine de bataillons français et italiens avec de la cavalerie et de l’artillerie; enfin si, dans les premiers jours de juillet, la tête de cette division pourrait arriver à Udine, où serait porté le quartier général du général Grenier.
Il faudrait faire camper une division à Udine, une à Osoppo, une à Vérone et l’autre à Bassano. Enfin, de toutes manières et par des articles réitérés, faites-vous apercevoir; faites parler des marchés passés en Suisse pour votre artillerie, des nombreux trains qui à chaque instant vous arrivent; que les articles de vos journaux soient répétés dans ceux d’Augsburg, et que de tous côtés on apprenne l’existence de votre armée.
Faites-moi connaître si le 15 juillet vous pourrez porter votre quartier général à Laybach. Quel nombre de bataillons, d’escadrons et de pièces d’artillerie aurez-vous alors ?
Remettez-moi un état qui me fasse connaître, jour par jour, où seront, depuis le 1er juillet jusqu’au 30, toutes vos batteries et tous vos bataillons.
Dresde, 12 juin 1813.
A M. Melzi, duc de Lodi, chancelier du royaume d’Italie, à Milan.
Je reçois votre lettre du 1er juin. Vous pouvez écrire à votre neveu par la voie du ministre de la police. Si votre neveu vous donne sa parole qu’il ne vous quittera point, je donnerai les ordres sur-le-champ pour qu’il vous soit rendu. J’attendrai donc que vous me fassiez une nouvelle demande. Mais assurez-vous bien qu’il ne se mêlera plus dans aucune intrigue.
Je suis bien aise de trouver une occasion de vous donner des preuves de ma satisfaction.
Dresde, 13 juin 1813.
A M. Maret, duc de Bassano, ministre des relations extérieures, à Dresde.
Monsieur le Duc de Bassano, faites connaître à M. Bogne, qui est à Bayreuth, au baron de Saint-Aignan, à Weimar, au comte Germain, à Würzburg, et au baron Reinhard, à Cassel, que j’ai chargé le général Castex de former plusieurs colonnes pour poursuivre les partisans ennemis; qu’ainsi il est nécessaire qu’ils envoient à ce général tous les renseignements qu’ils auront sur les partisans. Ils les enverront par des estafettes qu’ils adresseront au général commandant la colonne la plus proche de leur résidence.
Dresde, 13 juin 1813.
A M. Maret, duc de Bassano, ministre des relations extérieures, à Dresde.
Monsieur le Duc de Bassano, je ne veux point du contingent de Weimar en infanterie, ni de celui de Gotha. Passez de nouveaux traités avec ces deux princes pour que leurs contingents soient fournis en cavalerie, en les diminuant proportionnellement à la dépense. Je crois que la dépense nécessaire à la cavalerie est à celle de l’infanterie comme 2 est à 1. Conférez là-dessus avec le comte Daru, et faites-moi un rapport sur cet objet. La cavalerie saxonne ou allemande est bonne, tandis que l’infanterie est médiocre.
Je vous ai déjà mandé que je désirais que le contingent de Würzburg fût augmenté en cavalerie et diminué en infanterie.
Dresde, 13 juin 1813.
Au prince de Neuchâtel et de Wagram, major général de la Grande Armée, à Dresde.
Mon Cousin, donnez ordre à toute la cavalerie légère saxonne qui est avec le général Latour-Maubourg de se rendre à Gœrlitz, afin de pouvoir s’y recomposer. Instruisez de cette disposition l’aide de camp du roi de Saxe; faites connaître à cet aide de camp, qui remplit les fonctions de ministre de la guerre, que j’espère qu’au 15 juillet j’aurai à Gœrlitz deux divisions d’infanterie saxonne, formant 16.000 hommes présents sous les armes, et les régiments de cavalerie légère au complet. Il faudrait que chaque division eût deux batteries à pied de huit pièces chacune, savoir : six pièces de 6 et deux obusiers, ce qui ferait seize pièces par division ou trente-deux pièces pour les deux divisions; il faudrait qu’il y eût une batterie d’artillerie à cheval de six pièces, et enfin une batterie de réserve de six pièces de 12 et de deux obusiers, ou, s’il n’y a pas d’obusiers, de huit pièces de 12. Le général Reynier aurait donc quarante-six pièces de canon saxonnes portées au grand complet. Écrivez-lui pour lui faire connaître que son corps sera composé de deux divisions saxonnes, chacune de 8,000 hommes, et de la division Durutte, qui en a 6,000, ce qui fera 22,000 hommes d’infanterie; en6n de toute la cavalerie saxonne, qui, je suppose, ira de 2,500 à 3,000 chevaux; quant à l’artillerie, elle sera composée de deux batteries françaises de la division Durutte, seize pièces, de quatre batteries à pied saxonnes ( deux par division ), trente-deux pièces, de huit pièces de 12, réserve, d’une batterie à cheval saxonne, six pièces ; en tout, soixante-deux bouches à feu.
Il est convenable que les divisions saxonnes aient leurs compagnies de sapeurs et leurs ambulances, de sorte que le corps du général Reynier soit de 25 à 30,000 hommes.
Dresde, 13 juin 1813.
Au général Savary, duc de Rovigo, ministre de la police général, à Paris.
Le ton de votre correspondance ne me plaît pas ; vous m’ennuyez toujours du besoin de la paix. Je connais mieux que vous la situation de mon Empire, et cette direction donnée à votre correspondance ne produit pas un bon effet sur moi. Je veux la paix, et j’y suis plus intéressé que personne : vos discours là-dessus sont donc inutiles; mais je ne ferai pas une paix qui serait déshonorante, ou qui nous ramènerait une guerre plus acharnée dans six mois. Ne répondez pas à cela; ces matières ne vous regardent pas, ne vous en mêlez pas.
Dresde, 13 juin 1813.
Au général Lacuée, comte de Cessac, ministre directeur de l’administration de la guerre, à Paris
Il parait qu’il se commet des vols dans les magasins de Munster ; faites faire une enquête et de sérieux exemples. Ces garde-magasins ne font que voler.
Dresde, 13 juin 1813.
Au vice-amiral comte Decrès, ministre de la marine, à Paris
Je désire qu’au 15 septembre une vingtaine de mes frégates soient en appareillage, avec six mois de vivres et avec les instructions que vous jugerez les plus convenables, pour établir des croisières et faire le plus de mal possible à l’ennemi. Il faudra avoir soin de placer sur ces frégates les jeunes marins pour les former, en en retirant les vieux pour les mettre sur les vaisseaux. Adressez-moi tous les ordres nécessaires, de manière que je les reçoive à Dresde avant le 10 juillet, pour que je vous les renvoie signés, afin que la sortie de ces frégates n’éprouve aucun retard. Les Américains se plaignent de ce que nous n’envoyons pas de frégates pour fatiguer l’ennemi, et ils désireraient même que six de mes vaisseaux fussent envoyés dans leurs ports. Conférez là-dessus avec le ministre d’Amérique, quand il sera arrivé à Paris. Je ne verrais pas de difficulté à envoyer en Amérique six vaisseaux et à les vendre aux Américains pour ce qu’ils valent, ou bien à envoyer six de mes vaisseaux dans leurs ports, pourvu que ce fût une opération faisable et qui amenât un résultat. Mais vous savez que mon principe est de ne pas hasarder mes vaisseaux et de ne faire sortir que mes frégates, jusqu’à ce qu’il y ait plus d’équilibre entre les deux marines.
Quant à l’Escaut, mon intention est qu’une escadre de neuf vaisseaux sorte de l’Escaut pour se rendre à Brest ou à Cherbourg. A cet effet, si ces neuf vaisseaux ne pouvaient pas sortir avant les glaces de décembre, ils entreraient à Flessingue pour sortir entre deux glaces. Faites-moi connaitre si cela peut se réaliser. J’attache la plus grande importance à cette opération. Mon premier intérêt maritime est d’avoir à Brest une flotte de vingt-cinq vaisseaux. Donnez des ordres pour que les deux vaisseaux qui sont à Lorient appareillent au mois de septembre pour se rendre également à Brest.
Quant à Cherbourg, je n’en entends plus parler, ce qui me fait supposer que le batardeau n’est pas encore ôté. Faites-moi connaître quand cette grande opération aura lieu et quand les quatre vaisseaux qui sont en construction à Cherbourg seront lancés à l’eau. Je mets aussi beaucoup d’importance à avoir une escadre de six à sept vaisseaux dans la rade de Cherbourg.
Dresde, 13 juin 1813.
Au vice-amiral comte Decrès, ministre de la marine, à Paris
Monsieur le Duc Decrès, je vois avec plaisir que le Régulus a passé. Tachez de faire également passer, d’ici au mois de septembre, cinq autres vaisseaux, afin qu’ils puissent appareiller en octobre pour se rendre à Brest. Je mets une grande importance à avoir à Brest une escadre de vingt vaisseaux. Si ces vaisseaux, par des circonstances quelconques, ne pouvaient entrer à Brest, ils pourraient se rendre à Cherbourg.
Dresde, 13 juin 1813.
A Frédéric, roi de Wurtemberg, à Stuttgart
Monsieur mon Frère, j’ai reçu les lettres de Votre Majesté du 5, du 6 et du 7 juin. J’ai donné ordre à mon ministre des relations extérieures de donner des passeports à la personne que Votre Majesté veut envoyer à Londres. Je ne pense pas qu’on soit dans le cas de faire avec succès des ouvertures de paix à l’Angleterre, qui a décliné celles que la Russie et la Prusse lui ont proposées, et qui paraît résolue à faire la paix sur des principes que ces puissances, qu’on ne soupçonnera pas de m’être favorables, ont trouvés tellement absurdes et tellement inadmissibles, qu’elles n’ont pas voulu même les entendre. Dans le moment de leur enivrement, ces puissances ont proposé comme base de la paix le traité de Lunéville ; l’Angleterre l’a rejetée avec indignation comme trop favorable à la France.
L’armistice n’est pas nécessairement suivi d’un congrès; je l’ai proposé, mais cela n’est pas encore éclairci. D’après mes propositions, les envoyés des puissances belligérantes y seraient appelés, et par conséquent le ministre de Votre Majesté.
Dresde, 15 juin 1813.
Au maréchal Davout, prince d’Eckmühl, commandant le 1er corps de la Grande Armée, à Hambourg
Mon Cousin, je vous ai fait connaître la nouvelle dislocation de votre corps en trois divisions. Je vous ai fait connaître mon intention que la 50e division, dite de Hambourg, fût augmentée du 33e léger, ce qui portera cette division à seize bataillons. J’ai ordonné qu’une batterie d’artillerie à pied et une batterie d’artillerie à cheval, en tout quatorze bouches à feu, fussent attachées à cette division. Je vous ai fait connaître par un de mes officiers d’ordonnance mon intention de mettre Hambourg dans un état respectable. Depuis, j’y ai envoyé le général d’artillerie Baltus et mon aide de camp le général Drouot. J’ai aussi ordonné qu’on dirigeât de Wesel sur Hambourg 200 milliers de poudre et tout ce qui est nécessaire pour l’armement de la place. Je vous envoie la copie d’une lettre que j’écris au ministre de la guerre.
Hambourg est beaucoup trop sur la gauche, et, en y laissant la le, la 2e, la 3e, la 3e bis et la 50e division, qui font soixante et quinze à quatre-vingts bataillons, cela me priverait de forces beaucoup trop considérables. Je vous enverrai donc probablement dans peu de jours l’ordre de réunir à Magdeburg la 1e et la 2e division, qui font trente bataillons, avec deux batteries d’artillerie à cheval et une batterie de réserve sous les ordres du général Vandamme. Mon intention est de joindre à ce corps la division commandée par le général Teste; de sorte que le général Vandamme, à la rupture de l’armistice, se trouvera avec 25,000 hommes à deux journées en avant de Wittenberg et à deux journées de Berlin, outre les 6,000 hommes de cavalerie du duc de Padoue. Le corps du duc de Reggio est à Bayreuth et à Luckau, ce qui réunira sur ma gauche une cinquantaine de mille hommes. Pendant ce temps, vous occuperez Hambourg avec la 3e division, la 3e bis, la 50e et un corps danois de 15,000 hommes, ainsi que les postes les plus importants de la 32e division militaire , et, selon les forces qui vous seraient opposées, vous marcheriez dans le Mecklenburg, en prenant l’offensive; ou bien, si l’ennemi vous présentait des forces trop considérables, vous resteriez sur la défensive, et il faudrait même tout préparer pour qu’au besoin vous puissiez laisser la garde de Hambourg à 7 ou 8,000 hommes, y compris les douaniers, les gendarmes et les canonniers, et porter votre quartier général sur la rive gauche de l’Elbe, à Harburg ou à Lüneburg ; ce qui vous laisserait dans la main toute la 3e division et une partie de la 3e bis pour défendre la rive gauche et vous opposer à toutes les tentatives de l’ennemi.
La possession de Hambourg est de la plus haute importance politique et d’une grande importance militaire; et je ne puis être tranquille sur ce point important que lorsque Hambourg pourra être regardé comme une place forte, qu’il sera approvisionné pour plusieurs mois et muni de tout ce qui est nécessaire pour la défense.
Le cas arrivant où la dislocation ci-dessus aurait lieu, vous conserveriez l’artillerie de la 3e division et l’artillerie de la 50e, avec une batterie de réserve; ce qui fait une quarantaine de bouches à feu, sans compter l’artillerie du corps danois.
Quant à la cavalerie, vous avez un millier de chevaux. Je viens de donner ordre au général Bourcier de vous envoyer un millier d’hommes de cavalerie légère, que vous ferez monter et équiper à Hambourg.
Pour les équipages militaires, les quatre compagnies des 10e et 12e bataillons qui seront les plus tôt prêtes suivront le corps du générât Vandamme, qui fera au reste toujours partie du 1er corps, dont il sera un détachement. Je vous écris tout cela pour votre instruction.
L’officier d’ordonnance qui vous porte cette lettre est un officier d’artillerie; faites-lui visiter la place, les îles et Harburg, voir l’armement, etc. Après cela, vous me le renverrez.
Écrivez par estafette à Wesel pour qu’avant le 15 juillet vous ayez à Hambourg les munitions et tout ce qui est nécessaire pour la défense. Prenez vos précautions pour qu’à cette époque les magasins soient en état.
Dresde, 15 juin 1813.
Au général Clarke, duc de Feltre, ministre de la guerre, à Paris
Monsieur le Duc de Feltre, mon Ministre de la guerre, donnez ordre que 100,000 kilogrammes de poudre soient envoyés sans délai de Wesel sur Hambourg, et qu’on tire de Delft, des places de la Hollande et même de Magdeburg, sans cependant affaiblir cette dernière, tout ce qui sera nécessaire pour l’armement de Hambourg, où je désire avoir, avant le 10 juillet, cent cinquante pièces de canon placées sur les remparts et dans les batteries extérieures, approvisionnées à six cents coups, et au moins deux millions de cartouches et tout ce qui est nécessaire pour une longue défense.
Donnez ordre aussi qu’il y ait des approvisionnements pour dix mille bouches pendant six mois.
Vous rappellerez mes ordres précédents, pour que toutes les dépenses du génie, de l’artillerie et des approvisionnements soient faites aux dépens de la ville.
Dresde, 15 juin 1813.
Au général Caulaincourt, duc de Vicence, Grand Écuyer de l’empereur, à Dresde.
Je vous prie de me faire connaître tous les jours l’heure à laquelle est partie l’estafette de Paris et l’heure à laquelle elle arrive. Vous me remettrez les mêmes renseignements sur l’estafette de Neumarkt, de Hambourg et Magdeburg, et sur toutes les autres estafettes.
Dresde, 16 juin 1813.
Au prince de Neuchâtel et de Wagram, major général de la Grande Armée, à Dresde.
Mon Cousin, je reçois votre lettre du 15 ; je n’ai jamais ordonné que les soldats du 85e et du 106e fussent incorporés dam le 3e corps, cela serait absurde, si cela vous a été écrit, c’est par erreur; c’est dans le 1er corps qu’ils doivent l’être. Donnez ordre que ces hommes se rendent sur-le-champ à Wittenberg, en les faisant même embarquer sur l’Elbe pour qu’ils arrivent plus promptement, et que là ils soient incorporés dans les 2e bataillons de ces régiments. Les officiers et sous-officiers rentreront en France à leurs 5e bataillons.
Autrefois vous m’annonciez la réception, de mes ordres, et alors je m’apercevais s’il y avait en quelque erreur de copie.
Dresde, 16 juin 1813.
Au prince de Neuchâtel et de Wagram, major général de la Grande Armée, à Dresde.
Mon Cousin, il est nécessaire de réunir à Zittau tous les Polonais qui sont à Wittenberg et à Erfurt et qui veulent servir, afin d’organiser le corps polonais. Il faut donc les remplacer dans les garnisons de Wittenberg et d’Erfurt. Faites-moi un rapport là-dessus.











