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Hohenlinden – Avancée autrichienne

Les Autrichiens avancent en quatre colonnes (c’est alors la façon traditionnelle d’avancer dans l’armée autrichienne) :

  • Sur l’extrême droite, Kienmayer, à 4 heures, est parti de ses cantonnements situés entre Lengdorf et Kopfsburg. Il y a là 15.981 hommes, dont 12.611 fantassins, en 21 bataillons, et 3.370 cavaliers, en 24 escadrons. Cette colonne est composée de trois groupes :
  1. l’archiduc Ferdinand, avec 6 bataillons et 12 escadrons passe l’Isen au-dessous de Lengdorf et marche sur Bittlbach et Buch
  2. le général Fresnel, avec 2 bataillons et 3 escadrons marche devant lui et prend la direction de Bittlbach et Mitterbuch
  3. le feld-marschall lieutenant Schwarzenberg, avec 13 bataillons et 9 escadrons marche, par Isen et Loipfing sur Oberbuch et Wetting
  • A gauche se trouve la colonne du feld-marschall lieutenant Maximilan Baillet de Latour. Elle est composée de 10 bataillons et 18 escadrons, soit 8.346 fantassins et 2.520 cavaliers, au total 10.866 hommes, qui se mettent en route de Winden à 5 heures.
  • La division Hohenlohe marche en avant, avec 2 bataillons du régiment d’infanterie 37 (de Vins), 2 bataillons du régiment d’infanterie n° 25 (Bréchainville) et 6 escadrons du régiment de cuirassiers n° 5 (Zeschwitz)
  • Derrière, la division Hessen-Homburg, avec 3 bataillons dur régiment d’infanterie n° 29 (Olivier Wallis), 3 bataillons du régiment d’infanterie n° 22 (Lacy), 6 escadrons du régiment de dragons n° 2 (archiduc Ferdinand) et 6 escadrons du régiment de cuirassiers n° 9 (Nassau)

Baillet-Latour s’avance sur de très mauvaises routes, par Oberndorf et Niesberg, sur Schnaupping, où les premières unités de la division Hohenlohe se rassemble, vers 10 heures.

La colonne principale, sous les ordres de Kolowrat, partie de Haag vers 5 heures, avance sur la grande route qui relie Haag à Hohenlinden. Comme elle a une avant-garde, sous les ordres du général Löppert, qui est déjà à Kreith, elle n’est forte que de 8 escadrons du régiment de cuirassiers n° 3 (archiduc Ferdinand) et 2 compagnies de chasseurs à pied bavarois pour assurer son avance. Le gros des troupes suit : une division de grenadiers autrichiens (brigades Spannocchi et Bayer). Suit la réserve d’artillerie et une batterie attelée  bavaroise, avec une escorte de 2 compagnies. Tout cela est suivi d’une énorme quantité de bagages, du bétail et des voitures de fourrage.

Le régiment de chevau-légers bavarois a été laissé à Niesberg, au nord de la route. La brigade Wolfskehl – 6 escadrons du régiment de cuirassiers n° 6 (Lothringen) et 6 escadrons du régiment de cuirassiers n° 3 (prince Albert – c’est le colonel Radetzky, le futur maréchal, qui les commande) – forme l’arrière-garde. La deuxième brigade de la division de cavalerie Liechtenstein est divisée : les hussards Ferdinand se trouve avec l’avant-garde, le régiment de cuirassier n° 8 (Hohenzollern) est resté à Haag.

Ainsi, si l’on tient compte de l’avant-garde de Löppert, Kolowrat dispose alors de 20 bataillons 1/2 et de 35 escadrons1/2, au total 14.987 fantassins et 5.109 cavaliers, soit un peu plus de 20.000 hommes.

L’archiduc Jean et son état-major se trouvent alors avec la colonne principale, sur la route de Haag..

Sur la gauche avance la colonne de Riesch, qui a quitté Haslach à 4 h 30 et se dirige sur Albaching. 

Une avant-garde sous les ordres du général Stahel a été détachée :

  • 2 escadrons du régiment de dragons n° 12 (Kinsky), 
  • 2 compagnies du régiment d’infanterie n° 12 (Manfredini), 
  • 2 compagnies du régiment d’infanterie n° 20 (Kaunitz), 
  • une batterie attelée ainsi que 
  • 2 escadrons de dragons Kinsky.

Le gros de la colonne est composé de 

  • 2 escadrons du régiment de dragons n° 12 (Kinsky)
  • 1 compagnie du génie et de pontonniers
  • 2 2/3 bataillons du régiment Manfredini 
  • 2 2/3 bataillons du régiment d’infanterie Kaunitz
  • 6 escadrons du régiment de cuirassiers n° 11 (Anspach)
  • 6 escadrons du régiment de dragons n° 7 (Waldeck)
  • 3 bataillons du régiment d’infanterie n° 3 (Carl)
  • 3 bataillons du régiment infanterie n° 60
  • 3 escadrons du régiment de cuirassiers n° 2 (Franz)
  • artillerie de réserve
  • 3 escadrons du régiment de cuirassiers n° 2 (Franz)

En tout, 12 bataillons et 24 escadrons (10.186 fantassins – 3.132 cavaliers), au total 13.318 hommes.

Riesch avance sur de très mauvaises routes et n’atteint son but, Albacing, situé à à peine six kilomètres de son point de départ, qu’à 10 heures. Mais il a fait savoir à Kolowrat, dès 7 h 30, qu’il lui sera impossible de marcher à la même hauteur que la colonne principale, et que sa colonne se trouve en arrière.. Cette nouvelle, n’incite pas Kolowrat, qui suppose n’avoir devant lui que l’arrière-garde française, à arrêter la marche de la colonne principale, ni même de la ralentir.

L’ensemble des quatre colonnes autrichiennes se monte à 46-130 fantassins et 14-131 cavaliers, soit un total d’environ 60.000 hommes, auxquels Moreau peut opposer 56.000 hommes. L’avant-garde de l’armée autrichienne, sous les ordres du général Mecséry, a été déplacée vers le nord-ouest, à hauteur de l’Isar, pour faire la liaison avec le corps d’armée de Klenau, et ne peut donc être utilisée dans la bataille.