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Discours sur l’État de l’Empire – 1806

L'empire en 1806

Tels sont les principaux événements de l’année qui vient de s’écouler : je n’ai pu que les indiquer. Je vous dois de plus grands détails sur les dispositions législatives et sur les opérations administratives qui ont signalé cette brillante époque de notre histoire.

L’administration a eu beaucoup à se louer du patriotisme du clergé. Les traitements faits aux desservants des succursales ont été un objet de dépense notable, mais d’une importance majeure. Un grand nombre d’églises dégradées ont été réparées, et l’influence de la morale et de la religion se fait sentir. Dans ces circonstances, un attachement sincère de la part des évêques et archevêques a été manifesté à l’Empereur, non par de belles paroles, mais par un zèle efficace et actif que Sa Majesté a su apprécier.

Le tribunal de cassation a rempli sa tâche. Il maintient l’uniformité de la législation; sa surveillance réprime les abus qui s’introduisent dans les tribunaux. Les nouveaux règlements ont diminué d’un tiers les frais de justice, et l’Empereur a mis à profit cette économie pour augmenter le traitement des juges, qui lui a paru disproportionné à l’importance de leurs fonctions.

Le code judiciaire vous sera présenté. Différents corps qui ont adressé des réclamations ont été entendus. Ce ne sera pas un ouvrage parfait, mais meilleur que ce qui a existé jusqu’à présent.

Les crimes ont diminué. La sûreté est telle que, depuis bien des années, les tribunaux criminels n’ont eu si peu de crimes punir.

Du centre de l’Italie, l’Empereur avait veillé sur la sûreté intérieure de la France, et sur les moyens de rendre invariable l’ordre qu’il y avait établi. Il avait institué des compagnies de réserve. Cette force, entièrement départementale, augmente les ressorts de l’administration , en même temps qu’elle ajoute à sa dignité. Elle veille autour des établissements publics, et laisse à la gendarmerie la partie la plus active de son service, que ce corps estimable suit avec autant de succès que de zèle : la poursuite des brigands et des perturbateurs de l’ordre public; elle laisse disponibles les corps de l’armée, forme la jeunesse au service militaire, et lui apprend que c’est en servant à maintenir l’ordre , l’obéissance aux lois et le respect des propriétés, que l’on devient digne de défendre l’État contre l’ennemi du dehors.

L’administration a suivi la marche qui lui avait été imprimée pendant pendant la paix; les travaux publics commencés ont été continués avec ardeur; de nouvelles et grandes entreprises ont été conçues, pré-parées, exécutées , et, avec le fardeau d’une double guerre contre l’Europe presque entière, quarante millions ont encore été consacrés à cette branche importante du service public.