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Lérida – Capitulation

Le siège de Lérida

Capitulation [1]

 

Proposée par M. le brigadier don José Veguer, deuxième commandant général de ce canton, et don Pedro Fleix, avocat des conseils royaux, habitant de Lérida, fondés de pouvoirs de MM. les maréchaux de camp don Jayme Garcia Conde, et don José Gonzalès, gouverneur de la place et du château ;

Et acceptée par MM. le général de brigade Valée, commandant l’artillerie du troisième corps d’armée, et l’adjudant commandant Saint-Cyr-Nugues, sous-chef de l’état-major général, fondés de pouvoirs de S. Exe. le comte Suchet, gouverneur général de l’Aragon, com­mandant en chef le troisième corps de l’armée fran­çaise en Espagne.

Article 1er. La garnison de Lérida sortira aujourd’hui, 14 mai, à quatre heures après midi, parla brè­che du front de la Madeleine, défilera devant les trou­pes françaises avec les honneurs de la guerre, déposera les armes, et demeurera prisonnière de guerre.

Art. II. Les officiers conserveront leurs épées, leurs chevaux et leurs équipages, et seront traités selon leur grade.

Art. III. Le gouverneur du château, qui s’y trouve actuellement malade, pourra y demeurer jusqu’à sa guérison, et conserver ses trois adjudants.

Art. IV, Les femmes de militaires de tout grade pourront suivre leurs maris, à leurs propres frais.

Art. V. Tous les officiers espagnols, qui promettront sous parole d’honneur et par écrit de ne plus prendre les armes contre la France, pourront rester en Espagne, en qualité de prisonniers, sous la surveillance des commandants français.

Art. VI. S’il y avait dans la garnison quelques offi­ciers, sergents, caporaux ou soldats, faits prisonniers dans d’autres occasions, il leur sera accordé pleine am­nistie.

Art. VII.  La religion catholique, ses ministres, et les propriétés, seront respectés.

 

Art. VIII. Il sera accordé amnistie aux habitants qui ont pris les armes pendant le siège, et ils resteront libres, y compris ceux des compagnies urbaines.

Art. IX. Il sera donné protection aux employés des finances, aux médecins, chirurgiens, apothicaires, aux chapelains et autres ministres d’église, pour se rendre où ils voudront, ainsi qu’aux habitants de Lérida ou aux étrangers qui voudraient quitter cette ville.

Art. X. Ceux qui composent actuellement la junte du corrégiment et celle de la province, ou ceux qui en ont fait partie, ne seront recherchés en aucune ma­nière pour le passé, et pourront être continués dans leurs emplois.

Art. XI. Un officier d’artillerie, un officier du génie, et un commissaire des guerres français, entreront de suite dans le château pour faire l’inventaire des maga­sins, et en prendre possession.

A Lérida, le 14 mai 1810.

Signés : JOSÉ VEGUER, PEDRO FLEIX, VALÉE, SAINT-CYR-NUGUES.

Approuvé par le commandant du Sègre et Cinca, et par le gouverneur de la place et du château de Lérida. Signés : JAYME GARCIA CONDE, JOSÉ GONZALÈS.

Approuvé par le commandant en chef du troisième corps de l’armée française en Espagne, gouverneur gé­néral de l’Aragon.

Signé : Comte SUCHET.

 

Capitulation du fort Garden.

Le fort Garden de Lérida accepte la capitulation qui a été accordée aujourd’hui, 14 mai 1810, au château principal de la ville, et signée par M. le général Garcia Conde, commandant supérieur.

La porte principale du fort sera occupée sur-le-champ par les troupes françaises.

Signés : FRANCISCO NUNÈS, commandant du fort; HAXO, colonel du génie, fondé de pou­voirs du général en chef.

Approuvé par le commandant en chef du troisième corps de l’armée française en Espagne, gouverneur gé­néral de l’Aragon.

Signé : Comte SUCHET.


[1] J. Belmas. Journaux des sièges faits ou soutenus par les Français dans la Péninsule de 1807 à 1814. Vol.3.  Paris, 1836