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Ignaz Gyulai von Maros-Nemeth und Nádaska (1763-1831)

Ignaz Graf Gyulai, Lithographie de Josef Kriehuber, 1830
Ignaz Graf Gyulai, Lithographie de Josef Kriehuber, 1830

Ignaz Gyulai (on trouve aussi l’orthographe Gyulay) naît le 11 septembre 1763 à Hermannstadt, en Transylvanie. Il est le fils du feldmarschall-lieutenant Samuel Gyulai et le frère du feldmarschall-lieutenant Albert Gyulai.

Il commence sa carrière militaire en 1781, entrant comme Cadet  dans le régiment de son père, le 32e régiment d’infanterie de ligne. Il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire, promu Major, en 1789, au 2e régiment frontalier Banal, avec lequel il participe, en 1788 et 1790,  à la dernière guerre contre les Turcs. Il est nommé Oberstlieutenant en 1790, et prend le commandement de son propre corps franc  (Gyulai-Freikorps), avec lequel il se distingue lors de l’assaut contre Cetin (Cetingrad) le 20 juillet.

Gyulai va se distinguer durant les campagnes de 1793-1796. Dans le corps d’armée du Rhin de Würmser, il prend une part particulièrement active à la prise de la « ligne de Weißenburg » (« Weißenburger Linien »), le 13 octobre 1793.  Le 7 juillet 1794, il est récompensé par la Croix de Chevalier de l’Ordre de Marie-Thérèse. Le 7 avril 1795, il est promu colonel, à la tête du régiment d’infanterie de ligne n° 31, mais garde son corps franc. C’est avec ses 1.200 hommes qu’il fait face durant huit heures, à Memmigen, le 22 septembre 1796, à 6.000 français, puis, en novembre, qu’il se distingue au siège de la tête de pont de Kehl. La même année, il prend le commandement du 31e régiment d’infanterie de ligne, puis est nommé, le 16 mai 1797, général-major.

En 1799, il commande une brigade dans l’armée du Rhin de l’archiduc Charles, combattant avec bravoure à Osterach (21 mars) et Stockach (25 mars).

En 1800, il couvre la retraite de l’armée autrichienne, après sa défaite de de Möskirch (5 mai 1800), puis se distingue aux batailles de Günzburg (24 mai) et de Krumbach (10/13 juin). Cette belle tenue lui vaut la Croix de Commandeur de l’ordre de Marie-Thérèse, le 11 octobre 1800. Peu de temps après, il est nommé, le 29 octobre, feldmarschall-lieutenant, puis il participe avec brillance , le  3 décembre 1800, à Hohenlinden, où il repousse la division Richepanse.

Après la paix de Lunéville, le 9 février 1801, Ignaz Gyulai reçoit le commandement d’une division à Pest (Budapest), puis devient « propriétaire » (« Inhaber ») du régiment d’infanterie n° 60 (avril 1801).

Durant la campagne de 1805, il combat dans l’armée de l’archiduc Ferdinand. Après Austerlitz, il négocie, aux cotés de prince Jean d Liechtenstein, les termes de la paix de Presbourg, signée le 26 décembre 1805.

En avril 1806, il est nommé Banus de Croatie, Dalmatie et Slavonie et se consacre, jusqu’en 1809, à l’administration des frontières.

Lorsque la campagne de 1809 commence, il commande le IXe corps de l’armée de l’archiduc Jean, avec lequel il est, le 13 avril, sur le Tagliamento. Au moment de la retraite de l’armée de l’Autriche de l’Inn (« Innerösterreich ») hors d’Italie, au milieu du mois de mai,  il reçoit le commandement de la défense de la Kraina et de la Croatie.  Il se rend à Agram (Zagreb) et organise la levée de l’Insurrection Croate. Le 23 juin, il quitte Marburg pour se rendre à Graz, pour s’occuper de remettre la forteresse du Schlossberg en état de défense. Il se fait prendre au piège par le général Broussier, pourtant en nombre largement inférieur, le 25 et 26 juin 1809.  Jusqu’à l’armistice de Znaïm, il reste avec son corps d’armée en Styrie, recule même jusqu’en Croatie, où il reste jusqu’à la paix de Schönbrunn, le 14 octobre 1805.

Ignaz Gyulai reprend ses fonctions de Banus. Durant la campagne de 1813, nommé Feldzeugmeister, il est à Dresde, les 26/27 août, où il commande l’aile gauche (c’est-à-dire le IIIe corps d’armée) de l’armée de Schwarzenberg. A la bataille de Leipzig (16-18 octobre 1813) il est chargé de maintenir la jonction entre les troupes prussiennes (Blücher) et autrichiennes (Schwarzenberg), tâche qu’il réussi en partie.

 

Pendant la campagne de 1815, Gyulai reçoit le commandement général des troupes en Autriche (correspondant aux Basse et Haute-Autriche actuelles), En 1816, il reprend son poste de Banus de Croatie. En 1823, il prend le commandement supérieur en Bohême, puis, en 1829, celui en Autriche. Le 7 octobre 1830, il est enfin nommé président du conseil aulique de la guerre.

Ignaz Gyulai meurt le 11 novembre 1831, à Vienne, à l’âge de 68 ans.