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Hohenlinden – La manoeuvre de Richepanse – Le Consulat et le Premier empire

 

Ordre de bataille de la division Richepance

Brigade Sarrut

  • 8e demi-brigade
  • 1er Chasseurs à cheval
  • 3 canons

Brigade Walther

  • 48e demi-brigade
  • 1 bataillon de la 14e légère
  • 5e Hussards
  • 3 canons

Brigade Drouet

  • 27e demi-brigade (2 bat.)
  • 20e Chasseurs à cheval
  • 3 canons

Brigade Sahuc (réserve)

  • 27e demi-brigade (1 bat.)
  • 10e régiment de cavalerie
  • 3 canons

La division Richepance se réuni, à 7 heures, à Sankt-Christoph et se met en marche un quart d’heure plus tard. Il neige abondamment, réduisant la visibilité à 10 pas.

La division emprunte le Schwaigerweg, un mauvais chemin forestier étroit , sur lequel, pendant deux à trois kilomètres, on ne peut aller qu’à la file. Et puis le guide local se perd ! Kolowrat a détaché contre les tirailleurs les bataillons de grenadiers Eichler et Wouvermann, qui, vers 8 heures, se heurtent à la colonne française, en son milieu, à la hauteur de la 14e demi-brigade légère. Le feu s’engage à faible distance, le désordre s’installe chez les français. Drouet remet cependant de l’ordre et, avec le 5e Hussards et quelques fantassins,  repousse les Autrichiens. La colonne étant quelque peu désorganisée, Richepance ordonne une halte dans une clairière.  Drouet reste en arrière avec un bataillon de la 14e, la 27e, le 5e hussards, le 20e chasseurs à cheval, le 10e régiment de cavalerie et 6 canons, afin d’attendre l’arrivée de la division Decaen. De son coté, la tête de la colonne reprend sa marche. Peu après, les Français ont quitté la zone boisée et arrivent, à Maitenbeth, dans une zone dégagée.

Richepance décide alors crânement d’attaquer, avec tout ce qu’il a sous la main, afin d’utiliser l’effet de surprise (1). 9 heures viennent de sonner. Avec les 8e et 48e demi-brigades, le 1er chasseurs à cheval et six canons il oblique sur sa gauche et attaque les Autrichiens. A ce moment, la colonne Kolowrat, avec le parc d’artillerie et les bagages se trouve au milieu du bois de Haag. Les Autrichiens ont laissé comme arrière-garde, à hauteur de l’auberge Straßmaier,  la brigade de cuirassiers Wohlskehl (6 escadrons Lothringen, 6 escadrons Albert) et une batterie de 8 pièces de 12, sous le commandement de Liechtenstein. Ce dernier fait avancer ses cuirassiers sur deux lignes, au nord de la route, l’artillerie prenant place entre Kreuz et la position Straßmaier. Le régiment combiné bavarois de chevau-légers avance jusqu’au nord de Kreuz et prend place – caché par un repli de terrain – au sud de la route.

Richepance n’attend pas l’arrivée de la 48e demi-brigade, mais donne immédiatement l’ordre d’attaquer au 1er chasseurs. Il repoussent les cuirassiers autrichiens, mais une attaque de flanc des chevau-légers bavarois les forces à reculer.  Ces derniers arrivent jusque dans les batteries françaises, mais sont repoussés à leur tour par la 8e demi-brigade.

Entre-temps, la 48e est arrivée.

Richepance forme maintenant son infanterie en colonnes – « colonne serrée par division dans chaque demi-bataillon » – l’artillerie dans les intervalles et les chasseurs à cheval sur l’aile droite. Sur la route, on appuie à gauche. Il a donc une colonne sur la route en direction de l’ouest et peut tomber dans le dos de Kolowrat.  A l’entrée du bis de Haag, ne restent, en couverture, que le 1er Chasseurs à cheval, la 8e demi-brigade et l’artillerie.

NOTES

(1) Richepance décide donc ici d’éventuellement sacrifier la partie de sa division qui est encore dans la forêt, afin de profiter de  la surprise que va provoquer son attaque. Il envoie cependant un courrier à Drouet, pour lui demander de tenir là où il est, jusqu’à l’arrivée de Decaen, qu’il sait devoir arriver derrière lui. C’est « la décision sublime (..) qu’il faut regarder comme la cause décisive de l’issue de la bataille » (in Victoires et Conquêtes).