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Hohenlinden – La division Grouchy entre en ligne

L’avant-garde de la colonne principale autrichienne, sous les ordres du général Löppert attaque, vers 7 h 30, depuis Kreith et Birkach, le long de la limite nord-est des bois de Anzing. Il dispose à ce moment de 4 compagnies du 3e bataillon de frontaliers Peterwardein, de 3 bataillons de frontaliers Gradiskan, de 3 bataillons du régiment d’infanterie n° 3 (Benjovszky). de 4 escadrons du régiment de hussards n° 12 et de 6 escadrons du régiment de hussards n° 4 (Vecsey), au total 5341 fantassins et 1319 cavaliers (au total 6660 hommes) Plus tard entreront également en ligne 2 compagnies de chasseurs à pied bavarois.

L’avant-garde autrichienne se heurte à une résistance énergique de la part de la 108e demi-brigade, appuyée par le 4e de hussards et 3 canons. Tout laisse penser qu’il ne s’agit pas là d’une simple arrière-garde. Löppert doit donc, dès le début, engager toute son infanterie, ce qui ne lui laisse plus de réserve.

Kolowrat lui envoie d’abord, pour le renforcer, les hussards Ferdinand, puis le bataillon de grenadiers Sebottendorf et Teggethof, sous les ordres du général Spannocchi. Dans le même temps, il donne l’ordre à Löppert, d’attaquer les Français de toutes ses forces et de les rejeter sans tarder. Pour couvrir Sankt-Christoph jusqu’à l’arrivée de Riesch, 2 bataillons de grenadiers supplémentaires – Eichler et Wouvermann – et 1 escadron de hussards (Vecsey) sont envoyés sur place.

Couvert dans le bois par le bataillon de grenadiers Sebottendorf, Spannocchi réussi à avancer et à attaquer par surprise le flanc droit de la 108e, qui faibli sous cette attaque. Pour tirer partie de ce succès,  Kolowrat envoie les trois bataillons bavarois – Reuß, Minucci, Metzen – sous les ordres du général Deroy, en renfort.  Il se joignent à Spannocchi dans le bois au sud de Kreith et repousse la 108e, formée en carré, au travers du bois. Dans le même temps, Löppert, renforcé du bataillon de grenadiers Tegetthof, prend l’offensive à l’ouest de Kreith et de Birkach.

Pour reprendre l’offensive, Grouchy envoie la 46e demi-brigade en avant, au secours de la 108e. Ensemble, elles réussissent à arrêter les Autrichiens, qui, sortant du bois, avancent en direction de Neustockach. Lorsque 4 compagnies de la 46e, renforcées d’un demi bataillon de la 57e, attaquent l’aile gauche des Autrichiens  et se joignent aux autres unités françaises, les Autrichiens sont rejetés et s’éparpillent dans le bois, en direction du sud et de l’est. De nombreux prisonniers tombent aux mains des Français, dont le général Spannocchi.

Au même moment – il est environ 9 heures – 2 escadrons du 11e chasseurs à cheval, appuyés par le 4e hussards, attaquent les Autrichiens de Löppert, les rejettent sur Birkach et leur prennent 5 canons.

Pour arrêter l’avance des français, Kolowrat envoie deux nouveaux bataillons de grenadiers – de Ligne et Morwitz.  Deux bataillons bavarois (bataillon Schloßberg et un demi bataillon Stengel), sous le commandement du colonel Reuß, sont détachés, en direction du sud, vers le croisement de la route de Haag avec celle de Isen (au nord) à Schützen (au sud), où la fusillade est perceptible. Ils doivent établir la liaison avec Riesch.

Kolowrat a désormais engagé la plus grande partie de ses forces: des 8 bataillons de grenadiers autrichiens, dont il disposait au début, il n’en a plus que deux de disponibles, des 8 bataillons bavarois, 5 sont déjà engagés.

Grâce au renfort que Kolowrat a peu à peu envoyé à l’avant-garde, l’avancée des Français peut être stoppée, et les positions autrichiennes stabilisées sur une ligne Kreith-Birkach. A l’aile droite, la liaison est faite avec les deux bataillons que  Baillet-Latour a détachés.

Sur la clairière de Hohenlinden les combats vont faiblir jusqu’à midi, de même qu’au nord-ouest, où se trouvent les divisions Grenier. Grouchy maintient simplement les Autrichiens dans leurs positions, Kolowrat attend l’arrivée des colonnes Baillet-Latour et Riesch sur la ligne de front.