Correspondance de Napoléon – Mars 1803

Mars 1803

 

Paris, 1er mars 1803

Au citoyen Talleyrand

Je désirerais que vous vissiez Monsieur de Gallo, et que vous lui demandassiez d’une manière indifférente des renseignements sur M. le Ciriello et sa femme qui sont à Londres, en vous informant s’ils sont capables de tramer un complot contre le Premier Consul.

Lettres à Talleyrand

 

Paris, 2 mars 1803

DÉCISION

Le ministre du trésor public présente des informations sur six arrêtés relatifs à des pensions nouvelles, et demande une décision du Gouvernement. Désormais les pensions seront proposées par les ministres, pour toutes les pensions nouvelles, et seront payées par le trésor public, même en ce qui concerne les secours annuels accordés sur le crédit du ministre de l’intérieur. Le ministre du trésor public fera un rapport.

 

Paris, 3 mars 1803

Au citoyen Talleyrand, ministre des relations extérieures

Je désire, Citoyen Ministre, que vous fassiez recueillir toutes les pièces qui existent dans votre département sur les négociations relatives à l’expulsion des Stuarts réfugiés dans le royaume de France.

 

Paris, 4 mars 1803

Au général Berthier, ministre de la guerre

J’apprends, Citoyen Ministre, que le général Solignac a été, masqué en Savoyard, à un bal, et s’y est attiré de mauvaises affaires. Un général ne doit point se masquer dans un endroit où ses troupes sont réunies. Je vous prie de donner l’ordre au général Murat de lui ordonner les arrêts pendant quinze jours.

 

 Paris, 4 mars 1803

Au citoyen Talleyrand, ministre des relations extérieures

Je désirerais que vous vissiez M. de Gallo, et que vous lui demandassiez, d’une manière indifférente, des renseignements sur M. Circello et sa femme, qui sont à Londres, en vous informant s’ils sont capables de tramer un complot contre le Premier Consul.

 

Paris, 16 vent6se an Xi ( 7 mars 1803)

Au général Andréossy, ambassadeur en Angleterre

Je vous envoie une lettre originale de votre médecin, avec le rapport qui le concerne. Il paraît plus convenable de ne faire aucun esclandre, mais d’envoyer cet escroc à Paris, où il sera pris des mesures pour l’empêcher de retourner en Angleterre et de vous donner de l’inquiétude.

Vous ne sauriez nous écrire trop souvent du pays où vous êtes. Je désirerais avoir le plus de détails possible sur la situation des finances.

 

Paris, 8 mars 1803

Au citoyen Gaudin, ministre des finances

Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire remettre au prince de Conti une somme de 100,000 francs, par la même voie et de la même manière que pareille somme a été donnée à madame d’Orléans.

 

Paris, 10 mars 1803

ARRÊTÉ

ARTICLE 1er. – La cour dite du Cheval-Blanc, et les bâtiments qui l’entourent, au château de Fontainebleau, marqués D, E, Q, R, S, conformément au plan annexé à la minute du présent arrêté, à l’exception de la chapelle et de la partie de la galerie de François 1er, donnant sur ladite cour, la portion du parc comprise entre la chaussée et l’aile neuve des bâtiments ci-dessus, et le bâtiment dit du Carrousel, sont affectés à l’établissement de l’École militaire spéciale.
ART. 2. – A dater de ce jour, les susdits bâtiments et terrains sont mis à la disposition du ministre de la guerre.
ART. 3. – On fera fermer sur-le-champ toutes les communications desdits bâtiments avec les autres parties du château.
ART. 4. – Le ministre de la guerre, le ministre des finances et le ministre de l’intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

 

Paris, 10 mars 1803

Au général Dejean, ministre directeur de l’administration de la guerre

Je désire, Citoyen Ministre, que vous vous rendiez demain aux Invalides, aux heures des distributions et que vous vous fassiez rendre compte de la qualité du pain et du vin, que l’on m’assure être très-mauvaise. Il est convenable que vous provoquiez les plainte qu’on aurait à porter contre les fournisseurs de cette maison. Depuis longtemps les invalides se plaignent de ne point avoir d’accès auprès de leurs commandants. Je désire que vous ne vous en rapportiez sur tout qu’à vous-même.

 

Paris, 10 mars 1803

Au contre-amiral Decrès, ministre de la marine et des colonies

Je suis instruit, Citoyen Ministre, que les Anglais font des démarches pour couper dans l’État romain 100,000 pieds cubes de bois de chêne, pour l’approvisionnement de leur marine. Écrivez au citoyen Cacault de faire faire la recherche de ces bois, et de passer des marchés pour les chantiers de Toulon, puisqu’il est prouvé qu la France ne fournit pas en ce moment les bois dont nous avons besoin. Il est nécessaire de charger le citoyen Redon de voir dans la République italienne, à Rome et en Étrurie, tous les bois et chanvres qu’on peut se procurer.

 

Paris, 11 mars 1803

Au citoyen Barbé-Marbois, ministre du trésor public

Nous arrivons au service d’été, et je vois avec peine que le service public est dépourvu. Je viens d’augmenter le service de germinal de 4 millions. Je désire que, dans la matinée de demain, vous négociez les 30 millions que vous vous étiez réservés pour vendémiaire , savoir 14 millions en coupes de bois et 16 millions en obligations. Je désirerais que ces 30 millions rentrassent au trésor public, par 5 millions, dans les mois de germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor et fructidor.

Si l’agence veut prendre des obligations, il n’y a pas d’inconvénient; si elle n’est pas dans le cas de prendre les obligations de bois, je désire que vous les négociiez à la Banque, et, si les banquiers ne veulent pas, à une compagnie quelconque. Je tiens à ce que demain ces objets soient négociés et le marché fini. Je ne veux pas donner pour les coupes de bois plus d’un demi pour cent. Je vous laisse le maître de régler la commission. J’ai d’assez fortes raisons de désirer de voir, dans la journée de demain, le service assuré.

 

Paris, 11 mars 1803

Au citoyen Melzi, vice-président de la république italienne

Je n’ai pu voir qu’avec une vive douleur les principaux fonctionnaires de la République exalter les têtes et provoquer toutes les passions contre la France. Tous les efforts que j’ai faits pour rendre l’Italie à l’indépendance seraient-ils infructueux ? Et serait-il irrévocablement dans le sort de ce pays de ne jamais rien être ? Quel est le plus grand crime que puisse commettre aujourd’hui un citoyen contre le bonheur et la tranquillité publique ? N’est-ce pas d’inviter ses compatriotes à payer les Français de la plus noire ingratitude, et montrer à ceux-ci le compte qu’ils doivent faire sur les sentiments des citoyens de la République italienne ? Ce sont des conseillers d’État, des généraux italiens qui parlent de Zama et de Scipion ! Mais ces parallèles, qu’on a peine à saisir, se traduisent ici par l’image des Vêpres siciliennes, qui sont plus modernes. La faiblesse du gouvernement, à Milan, passe tout ce qu’il est possible de concevoir.

Si les ministres de l’intérieur et de la police eussent fait leur devoir, les auteurs de pareils pamphlets eussent été sévèrement punis, et l’on n’aurait pas eu le scandale de voir le général français faire arrêter un citoyen de la République.

Je ne puis pas, également, être indifférent à la direction q’on donne à l’esprit public dans les différents théâtres. On ne lui présente que des conjurations qui se dénouent toujours par des assassinats.

On pervertit également l’opinion en criant sans cesse contre les frais d’entretien des troupes françaises; mais, pour être juste, on devrait calculer ce qu’a coûté et ce que coûte la République italienne au peuple français.

La République est sans armée, et, à cet égard, elle n’a fait depuis un an aucune espèce de progrès. S’en tiendrait-on à évaluer simplement le prix de la réunion du Novarais ? Seul, indépendamment de toute autre considération, il compenserait tout ce que la République italienne a pu fournir.

Je suis moins satisfait encore du penchant constant qu’on a à contrarier les prêtres. Mon intention bien formelle est que les séminaires soient exempts de la conscription militaire, et que le culte et les prêtres soient constamment protégés. Ce principe est, surtout sous point de vue de l’Italie, l’esprit de ma marche.

J’ai chargé Marescalchi de vous écrire plus longuement sur tous ces objets, et sur la peine que j’en éprouvais. Je pense que vous devez soumettre à la Consulte une mesure contre Cicognara et Theulié et contre ceux qui dirigent avec tant de perfidie l’opinion contre France.

Le ministre de l’intérieur n’a pas non plus de moyens pour donner à l’opinion une direction stable, et le pays est agité par toute sorte de faux bruits. Il n’en faut chercher d’autre cause que dans l’extrême faiblesse du gouvernement. Déjà il y a eu à Bologne des rixes et les troupes françaises et italiennes. Mon intention est que vous vous concertiez avec le général en chef, pour tenir toujours, à Bologne au moins 2,000 hommes.Je fais connaître aussi au général Murai qu’au moindre mouvement des factieux mon intention est que l’honneur des armes soit soutenu comme il a été acquis. Cette manière d’agir n’est pas particulière à la République italienne : à Caen, à Grenoble, à Cette, j’ai fait juger extraordinairement et condamner à mort plusieurs citoyens pour rixe contre les troupes, ayant vérifié que tout le tort était aux habitants.

La confiance que j’ai dans vous, dans les ministres, dans la Consulte d’Italie, a été assez marquée dans toutes les circonstances. Je suis constamment occupé de tout ce qui peut donner de la consistance et procurer le bonheur aux peuples; mais j’ai lieu de commencer à craindre que tous mes efforts ne soient vains, et qu’il n’y ait bien des obstacles à surmonter pour organiser une nation où je vois si peu de véritable caractère et tant d’idées folles et insensées.

Il ne doit y avoir à Milan aucun casino privilégié; sous aucun prétexte, ni général, ni chef de corps de la République italienne ne peut se masquer, et il ne doit être besoin d’aucune autorisation pour recevoir et donner à danser chez soi. A mon sens, on n’avait pas le droit d’empêcher madame Fossati d’avoir chez elle qui elle voulais, si elle y mettait de l’affectation, je vous autorise à la renvoyer dans ses terres, elle et les autres individus qui tiendraient la même conduite, et à les tenir pendant trois on quatre mois éloignés à plus de dix lieues de la capitale.

Je vois, dans plusieurs de vos lettres, que vous vous plaignez de tracasseries qu’on vous fait éprouver; il est impossible qu’avec la confiance que je vous accorde vous en éprouviez aucune. Pour cet effet, il faut écrire et parler clair à tout le monde, et tenir les rênes un peu plus fermes. Il est impossible aussi que la capitale d’un grand État soit sans représentation. Vous devez aller habiter le palais et y représenter la République avec la grandeur et la dignité convenables.

Le général Murat ne s’éloignera jamais de vos désirs, lorsque vous les lui exprimerez clairement.

 

Paris, 11 mars 1803

Au général Murat, commandant en chef les troupes françaises en Italie

J’ai reçu, Citoyen Général, vos différentes lettres. Je désire que, quelque chose qui arrive, vous restiez uni avec le gouvernement et ne prêtiez point l’oreille aux insinuations des ennemis de la France, qui excitent, par toute espèce de moyens, les esprits contre l’administration.

Je n’approuve pas que vous vous teniez ainsi éloigné de tous les hommes les plus ennemis de l’ancienne domination, et qui ont, dès l’origine, marché dans le sens de l’armée française. Dans le pays où tous êtes, vous devez spécialement vous étudier à réunir tous les patriotes. En les voyant davantage, vous les empêcheriez de s’égarer. Il faut éviter de contrarier d’aucune manière l’administration; les casinos sont des institutions qui blessent beaucoup de personnes, et qui ne sont pas d’ailleurs dans l’usage français. Il n’est pas convenable, non plus, que les loges que vous avez aux spectacles portent aucune décoration extérieure. Le caractère dominant des Italiens est l’intrigue et la fausseté; vous ne vous tenez pas assez en garde contre lui. Je ne puis approuver que vous ayez promis d’aller à un bal où les membres du gouvernement et le parti français n’étaient pas admis. J’ai d’ailleurs été péniblement affecté de vous voir jouer un rôle dans ces tracasseries de petite ville, qui sont au-dessous de votre position et de vous. Vous ne devez aller dîner ni danser nulle part, excepté chez le vice-président et chez ceux de la République qui ont une maison.

A Bologne, vous avez envoyé un seul bataillon; c’est une mesure imprudente. Il fallait envoyer 2,000 hommes, ou n’en point envoyer car mon intention est que, dans aucune occasion, les troupes françaises ne se laissent manquer, et qu’elles sortent triomphantes de toutes les querelles. Elles doivent avoir des cartouches et des balles pour soutenir ce qu’elles sont et l’honneur du drapeau.

J’ai lu avec attention les papiers que vous m’avez envoyés. Vous avez fort bien fait de faire arrêter l’officier auteur d’un pamphlet aussi infâme. Remettez-le entre les mains du vice-président, et tenez moi au courant de ce qu’il aura fait.

Le général Solignac s’est fort mal comporté. Un général ne doit point se masquer, et il n’a pas le droit de se plaindre de ce qui lui est arrivé sous un masque. Vous devez le punir et contenir tout le monde dans le devoir. Mon intention est que vous remployiez Romagne, à moins que vous ne préfériez lui donner l’ordre, de rendre à Paris.

Faites également connaître au général Chabot qu’un général ne se masque pas comme un sous-lieutenant. Prenez des mesures pour qu’aucun officier général ni supérieur ne se masque, et que chacun soutienne la dignité de sa place.

Vous devez recevoir chez vous, avec des égards tout particulier, les membres de la Consulte, les ministres et les principaux fonctionnaires publics. Toutes les distinctions doivent être pour eux. Les titres de noblesse ne sont rien.

Je reçois du reste avec intérêt tous les rapports que vous m’envoyez. Quant à Vincent, je le connais mieux que vous : c’est un homme de peu de valeur, qui s’est fort mal comporté aux colonies ; qu’il ne s’en mêle plus et s’occupe de la besogne dont vous l’avez chargé.

 

Paris, 11 mars 1803

Au chef de brigade Colbert

Vous vous rendrez en Russie. Vous remettrez la lettre ci-joint l’empereur. Vous l’entretiendrez de la considération qu’on a à Paris pour les Russes; qu’ils y sont vus d’une manière avantageuse. Vous vous entretiendrez plutôt d’idées libérales et philosophiques, en causant avec l’empereur, que d’autres sujets. Comme vous n’êtes chargé d’aucune affaire, vous devez vous en rapporter et vous vous en rapporterez toujours au général Hédouville.

Si vous voyez le grand-duc Constantin, vous lui direz que j’ai du regret qu’il ne soit pas venu à Paris.

Vous parlerez à l’impératrice du plaisir que l’on a eu de voir son oncle à Paris, de l’amusement qu’il y a trouvé, et de la probabilité que, si je vais à Strasbourg, je verrai sa famille;

Au vieux vice-chancelier, qui est ami de M. de Markof, que M. de Markof paraît avoir bien pris.

En cas que l’on parle de guerre avec l’Angleterre, vous direz que la nation française ne demande pas mieux que de se mesurer avec elle, vu l’antipathie qui existe.

Vous ferez honnêteté au corps diplomatique, au ministre d’Angleterre comme aux autres. Vous direz du bien de celui qui est à Paris, qui est très-connu.

Vous représenterez le Premier Consul comme très-occupé à tracer des canaux, à établir des manufactures, et s’occupant d’objets d’instruction publique.

Vous reviendrez le plus tôt possible; cependant vous attendrez que l’empereur ait fait sa réponse. Si elle tarde, vous irez à Cronstadt.

Vous descendrez chez le général Hédouville.

 

 Paris, 11 mars 1803

A l’empereur de Russie

Le générai-major d’Hittorff, qui m’a apporté la lettre de Votre Majesté, a reçu toutes les facilités qu’il pouvait désirer pour remplir le but de son voyage.

Les affaires de Suisse, auxquelles Votre Majesté s’intéresse, paraissent heureusement terminées. J’ai fait tout ce qu’il a été possible pour calmer les passions et concilier les intérêts. C’est à l’expérience à démontrer si les mesures prises sont bonnes.

Les affaires d’Allemagne paraissent enfin heureusement terminées, grâce aux soins que Votre Majesté a bien voulu se donner.

J’avais écrit, dans le temps, à Votre Majesté pour lui proposer de me concerter avec elle pour empêcher les Barbaresques de faire la course contre les puissances chrétiennes, en les obligeant à cultiver leurs terres. Votre Majesté avait paru sourire à ce projet, tout à fait digne d’elle. Je crois qu’il pourrait être exécuté, puisque c’est l’intérêt de tout le monde et surtout des pavillons civilisés. Si Votre Majesté veut donner suite à ces premières ouvertures, je la prie d’envoyer des instructions et des pouvoirs à son ministre. On verrait à concilier ce que l’on doit à la paix des mers et à l’intérêt de la Porte Ottomane. Une discussion plus importante s’élève en ce moment avec l’Angleterre : aux termes du traité d’Amiens, elle devait évacuer Malte dans trois mois, comme la France devait évacuer le port de Tarente pour la même époque. J’ai scrupuleusement évacué le port et la rade de Tarente. Ayant demandé pourquoi on n’évacuait pas Malte, on m’a répondu que le grand maître n’était pas nommé : c’était déjà ajouter une clause au traité. Le grand maître a été nommé : on a objecté qu’on attendait l’accession de Votre Majesté, qui est arrivée et à laquelle je mesuis empressé de souscrire; je l’ai fait signifier au cabinet britannique. Alors l’Angleterre a levé le masque et a fait connaître qu’elle désirait garder Malte pendant sept ans. J’avouerai à Votre Majesté qu’un manquement de foi si extraordinaire, m’a fort étonné, et je crois qu’il est sans exemple dans l’histoire. Comment pourra-t-on donc traiter désormais, si l’on peut violer ainsi l’esprit et la lettre des traités ? Je suis bien loin, pour mon compte de jamais consentir à un tel déshonneur, et je suis résolu à tout pour l’empêcher. Mais il me semble que l’intérêt que Votre Majesté a pris à l’ordre de Malte, l’invitation qu’elle a reçue de garantir l’indépendance de cette île, et les articles qu’elle a proposés, veulent qu’elle prenne quelque intérêt à cette affaire.

Depuis six mois les 2,000 hommes de troupes napolitains sont à Malte; les Anglais n’en ont fait aucun compte, et ne les ont pas admis dans les forts. Je réclame l’intervention de Votre Majesté; elle me paraît nécessaire pour la continuation de la paix maritime à laquelle elle a paru toujours s’intéresser.

Je prie Votre Majesté de croire au désir que j’ai de lui être agréable.