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Wagram – Les combats de Parbarsdorf

5 juillet 1809

Le maréchal Oudinot - Isidore Pils - Musée de l'Armée.
Le maréchal Oudinot – Isidore Pils – Musée de l’Armée.

Parbarsdorf (en 1809, le village s’appelle Baumersdorf) représentait le centre du dispositif autrichien. En fin d’après-midi du 5 juillet, l’archiduc Charles a la conviction que les français vont diriger le gros de leur attaque sur Wagram et a organisé son armée en conséquence. Sa gauche se tient à Markgrafneusiedl sous les ordres de Rosenberg. Entre ce village et Parbarsdorf se trouve Hohenzollern. De là jusqu’à Wagram, Bellegarde. Entre ce dernier village et Gerarsdorf, Liechtenstein, avec la réserve. Une forte ligne de tirailleurs tient la rive gauche du Russbach.

Du côté français, Davout est à Glinzendorf, Oudinot en face de Baumersdorf. Derrière eux se trouve Marmont, en réserve. Sur la droite d’Oudinot, la Garde. L’armée d’Italie (Prince Eugène) est entre Parbarsdorf et Wagram. Enfin Bernadotte est à Aderklaa, tandis que Masséna occupe le terrain aux alentours de Leopoldau.

L’attaque française est déclenchée vers 7h du soir (on est en juillet, les journées sont longues). Une batterie de 40 pièces prend Parbarsdorf pour cible, et met rapidement le village en feu. Pourtant, les autrichiens, sous les ordres du général comte Hardegg, ne cèdent pas. Oudinot lance à l’assaut les fantassins des 10e léger et 57e de ligne. Ceux-ci poussent si loin leur effort, qu’ils parviennent sur le plateau, mais en désordre. La brigade Buresch contre-attaque si violemment que les français repartent d’où ils venaient, et même jusqu’à Raasdorf !

Sur la gauche du village, protégés par la fumée, une attaque est menée par l’armée d’Italie. Les français parviennent à se glisser entre les troupes d’Hohenzollern et celles de Bellegarde, menaçant les flancs gauche et droit de ces derniers. Mais une rude contre-attaque de Bellegarde les repoussent au delà du Russbach.

De même, à droite de Bellegarde, une autre attaque est menée par Lamarque, à hauteur de Wagram, bien près d’être pris. L’archiduc Charles, arrivé sur les lieux au moment où ses troupes sont sur le point de lâcher prise, les regroupe et conduit lui-même la contre-attaque, au cours de laquelle le régiment Erbach montre sa bravoure. Il est même blessé à l’épaule, et manque de justesse d’être fait prisonnier. Hohenzollern arrivé en soutient, la situation des français devient intenable, les saxons, aux uniformes semblables à ceux des autrichiens sont pris pour cibles par leurs alliés: tout le monde doit repasser le Russbach, dans un beau désordre, où fantassins, cavaliers et chevaux démontés se mélangent.

A la nuit tombée, les combats s’arrêtent. Parbarsdorf, qui ne sera pas pris le 5 juillet.

De Raasdorf, Napoléon avait suivi à la longue vue les évènements.

Stèle commémorative
Stèle commémorative

6 juillet 1809

 

Le sort de Parbarsdorf va être étroitement lié aux évènements se passant à droite de l’armée française. Durant une grande partie de la matinée (jusqu’à environ 10 heures) les troupes de Oudinot vont se contenter de se maintenir à l’emplacement qu’ils occupaient la veille. Devant eux, le 2e corps autrichien (Hohenzollern) de se maintenir sur les hauteurs dominant le Russbach, les fantassins de Hardegg étant toujours maîtres de Parbarsdorf.

Vers une heure de l’après-midi, ordre est donné au fantassins d’Oudinot de se lancer à l’attaque de Parbarsdorf, d’en chasser les défenseurs et de continuer sur les soldats d’Hohenzollern, manifestement épuisés. Dans le même temps, le débordement de la gauche autrichienne, opéré par Davout, force les autrichiens à évacuer Parbarsdorf, d’autant plus que Napoléon lance dans la bataille les troupes fraîches de Marmont, menaçant leur centre, tenu par Bellegarde.

Il est deux heures de l’après-midi, la victoire est pratiquement achevée.