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Lettres de Joubert – Sa fin

Le fin héroïque de Joubert


Le 5 juillet 1799, Joubert dans une lettre au Directoire détaille une série de mesures « pour faire cesser le dénuement total où se trouvent les armées ».

De Nice, le 30 juillet, il se plaint de la « désorganisation la plus complète » et juge dangereuse la position de l’armée d’Italie. Il écrit à Championnet et à Masséna pour qu’ils coordonnent leurs mouvements avec les siens.

Joubert opère sa concentration sans attirer l’attention de l’ennemi et occupe une position avancée sur les hauteurs de Novi dans la mi-journée du 14 août. Il  peut alors observer à la lunette  l’armée de Souvarow qui va recevoir les renforts inattendus de Kray et de Mélas, et qui sera le double de la sienne. Longtemps perplexe après s’être entretenu avec ses généraux, à l’écoute des mouvements de l’artillerie adverse, il fait placer les feux de bivouac afin de les rendre moins visibles et fait part le soir de son projet de retraite. Ainsi on attendra à l’abri l’arrivée de l’armée de réserve de Championnet.

Mais le 15, à la pointe du jour, on entend les premiers coups de fusils sur les avant-postes de l’aile gauche. « Je vais à la gauche, je compte sur vous ici » dit Joubert en quittant Gouvion-Saint-Cyr. Arrivé sur place, il trouve des combattants qui n’ont pas encore pris leurs positions et sur lesquels se dirigent trois colonnes autrichiennes. Aux aides-de-camp qui l’accompagnent, il lance: « Jetons-nous parmi les tirailleurs » et il ramène la division en avant.

Une balle le frappe alors en plein coeur. Il s’écrie: « Marchez toujours!  » le sabre dressé en direction de l’ennemi , et glisse de cheval.

Etendu à terre, dans les bras d’un aide-de-camp, il prononce ces dernières paroles:

« Couvrez-moi afin que l’ennemi croie que je combats encore parmi vous. »