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Archiduc Ferdinand (1781-1850) – Le Consulat et le Premier empire

 

Ferdinand Charles Joseph (Este) naît le 25 avril 1781, à Milan. Il est le 2e fils de l’archiduc Ferdinand d’Autriche, fils de Marie-Thérèse. Dès ses jeunes années il se destine à la carrière militaire. Dès l’âge de 12 ans, en 1793 donc, il est « Propriétaire » (Inhaber) du 3e régiments de hussards.

En 1796, lors de l’occupation française de l’Italie, il se rend, avec son père, à Wiener-Neustadt, où il entre à la célèbre l’académie académie militaire. Il entre dans l’armée en 1799. Il assiste aux batailles de Pfullendorf et de Stockach (25/26 mars 1799) et à la prise de Mannheim (26 septembre 1799).

Peu après il reçoit le commandement d’une division et fait toute la campagne de 1800 en Allemagne. Il est à Hohenlinden, au sein de l’aile droite commandée par Kienmayer. Après la paix, il reçoit la croix de Chevalier de l’Ordre de Marie-Thérèse, ainsi que le commandement d’une division de cavalerie en Hongrie.

En 1805, il prend le commandement supérieur de l’armée en Allemagne, mais c’est en fait le FML Mack qui dirige cette armée. Ce  dernier se fait enfermer dans Ulm, et doit capituler devant Napoléon, mais l’archiduc, avec le prince Schwarzenberg et le (futur général) colonel Bianchi, parvient à s’échapper et à rejoindre la Bohême. Il y reforme un corps d’armée avec lequel il décide de se diriger, par Vienne, sur la Moravie. Il ne l’atteindra pas avant la fin de la campagne, mais parvient cependant à battre  les forces bavaroises de Wrede à Stecken, le 5 décembre 1805.

Après la signature de la paix, l’Archiduc reçoit un commandement en Moravie. Il y met en place la Landwehr, tâche qu’il effectue également, en 1808, en Bohême.

Durant la campagne de 1809, Ferdinand commande l’armée autrichienne qui fait face aux Polonais en Galicie. Il avance jusqu’à Varsovie et Thorn, mais les événements d’Allemagne le forcent à revenir sur la frontière autrichienne, où il se maintient jusqu’à la signature de la paix.

On retrouve l’Archiduc Ferdinand durant la campagne de 1815, durant laquelle il commande l’armée autrichienne de réserve qui se dirige vers la France. La paix une nouvelle fois signée, il reçoit le commandement général en Allemagne, qu’il va conserver seize années durant.

En 1832, il est nommé gouverneur militaire et civil de la Galicie, où il reste jusqu’en 1846. Entre-temps, il effectue une mission de quatre années en Transylvanie, comme commissaire impérial, où une certaine insoumission se dessine.  Il vient à bout des insurgés et ramène l’ordre dans le pays.

Après la Révolution de 1846 en Galicie, il démissionne de son poste et se rend en Italie, auprès de son neveu, le duc de Modène En 1850, il rend cette fois visite à son frère l’Archiduc Maximilien, à Ebenzweier (près de Gmunden, en Haute Autriche)

C’est là que le surprend la maladie qui va l’emporter, après deux mois de souffrances, le 5 novembre 1850, à l’âge de 69 ans.