La vallée du Danube de Passau à Vienne (Autriche)

Itinéraire de 1805
Itinéraire de 1809

C’est peu de dire que la vallée du Danube joua un grand rôle dans l’histoire de Napoléon Ier et de la Grande Armée. Qu’il s’agisse de 1805 ou de 1809, le cours de ce majestueux fleuve n’en fini pas d’égrener les noms de lieux plus ou moins célèbres. Nous nous sommes attaché ici au parcours autrichien de ce magnifique cours d’eau célébré par Johann Strauss.

 

Braunau

La maison Schüde
La maison Schüde

Le 29 octobre 1805, venant de Haag (en Allemagne, non loin d’Ebersberg), Napoléon, après avoir passé la revue du IIIe corps à Mülhdorf (Allemagne) était arrivé à Braunau à 17 h 00. Il installe son quartier général, dans la maison de Josef Schüde, située à l’une des extrémités de la Staatplatz. Lui même occupe la chambre située au premier étage. L’immeuble a été récemment rénové. Il y restera jusqu’au 1er novembre.

Il occupera la même chambre le 1er mai 1809.

Le prince électeur de Bavière, Maximilien Joseph logera ici en 1805, de même que, en 1813, le roi Louis de Bavière.

Ranshofen

L’église de Ranshofen

Dans ce petit village, à  2 km au sud de Braunau, un restaurant est installé dans le “château”, attenant à l’abbaye. Napoléon séjourna ici le 30 avril 1809, avant d’aller le lendemain à Braunau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sankt-Peter

Ce petit village se trouve à deux kilomètres à l’est de Braunau, lorsque l’on vient de Vienne.

La fresque de Sankt-Peter

Le 16 mars 1810 au matin arrive ici le cortège autrichien qui accompagne la future impératrice Marie-Louise. Celle-ci va rapidement quitter ses habits de voyage et revêtir sa tenue d’apparat, avant de se rendre dans la baraque “neo-grecque” que les soldats du génie du maréchal Davout (qui occupent encore Braunau) ont construit les jours précédents. Cette baraque a deux entrées, l’une coté Braunau – c’est la France – l’autre, coté Altheim – c’est l’Autriche, et est composée de trois salles, dont celles du milieu est “neutre”. C’est là que Marie-Louise va être “remise” à la France. Après la cérémonie, elle ira loger à Braunau.

Sur le mur de l’école du village, une fresque a été peinte qui relate l’évènement. Quitter la route nationale au croisement qui se trouve au centre du village, en prenant à droite, en direction de l’église. L’école est à 30 m à droite.

“Arrivée de la fille impériale archiduchesse Marie-Louise (1791-1847) le 16 mars 1810, dans un pavillon élevé sur la colline de St-Peter, en avant de Braunau, dans lequel elle est reçue en grande pompe par une délégation française conduite par le maréchal Alexandre Berthier (1753-1815), prince et également duc de Neuchâtel et Valangin, prince de Wagram, avant le voyage qui la conduira à Paris, pour ses noces avec l’empereur français Napoléon I (1769-1821).”

Altheim

Le Napoleonswirt

Le village se situe entre Braunau et Ried (route nationale 141). Sur la grand place (en fait la rue principale), au numéro 33, se trouve le “Napoleonwirt”, avec une enseigne à l’effigie de l’empereur, qui, selon une tradition locale, se serait arrêté ici, vraisemblablement le 2 mai 1809, au cours de son étape Braunau-Lambach.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ried

Plaque commémorative de Ried

Sur la même route se trouve Ried. Sur la place principale (Hauptplatz), au numéro 6, une plaque rappelle que Napoléon séjourna dans cette maison en 1805 (les 1er et 2 novembre) et en 1809 (mais cela semble moins sûr)

C’est à Ried qu’il écrit, le  le 16e Bulletin de la Grande Armée “Le prince Murat a continué sa marche en poursuivant l’ennemi l’épée dans les reins et est arrivé, le 9 (brumaire – 31 octobre), en avant de Lambach.

 

 

 

 

 

 

Lambach

Lambach
Le couvent

Lambach se trouve à 45 km  au sud-ouest de Linz (route nationale 1).

Napoléon arriva ici le matin du 3 novembre 1805 et logea dans le couvent, qui se trouve non loin de la place principale (Hauptplatz). C’est d’ici qu’il écrit à l’empereur d’Autriche et rédige le 17e Bulletin.

Il reviendra ici le 2 mai 1809, venant de Braunau.

 

L’obélisque
L’obélisque – Détail

Sur cette place, un obélisque commémore les combats qui eurent lieu le 19 décembre 1800 (victoire de Richepanse contre von Mecséry) et le 31 octobre 1805 (victoire de Davout contre Schustek). Il porte les noms des officiers supérieurs généraux autrichiens et russes qui y participèrent : en 1800 : Mecséry, prince Jean de Liechtenstein , Harsany, Merveldt , Graff en 1805 : Bagration , Cunalius et Golowkin.

 

 

La chapelle 1800
Plaque commémorative

Quitter Lambach par la route de Vordoch. Après 500 mètres prendre à gauche, avant le virage à droite, la Franz-Keim Strasse, qui conduit au Kapellenweg, où se trouve une petite chapelle commémorative des combats du 18 décembre 1800. Une plaque commémorative en allemande se trouve à l’intérieur de la chapelle, dont la tra­duction est la suivante : 

” En souvenir des soldats autrichiens et français qui reposent ici, tombés au cours des combats de Lambach le 19 décembre 1800. ”

” Monument élevé par le cercle militaire de Lambach en 1898. “

 

Ebelsberg

La Traun
Le pont sur la Traun
Vue sur le château
La Grand Place
Vue sur le village
Le monument commémoratif
Entrée du château
Cour du château
L’obélisque
La fontaine
Maison de 1809
Maison avec boulet
Musée
Musée
Plaque commémorative
Musée
Musée
Plaque commémorative
Maison Baumgartner

C’est à Ebelsberg qu’eurent lieu, le 3 mai, les combats parmi les plus meurtriers de la campagne de 1809. Napoléon, qui se trouvait alors à Wels, sera informé des évènements dans l’après-midi. Il parcourra le champ de bataille, puis passera la nuit et la journée du lendemain, près de la maison Baumgartner (voir plus bas) où il recevra les notables de la ville dévastée et pillée.

Ebelsberg est maintenant un faubourg de Linz. En venant du centre de la ville, on traverse la Traun (1), empruntant le pont (2) qui a remplacé celui qui fut l’objet des combats sanglants le 3 mai 1809. De là, vue sur le château (3).

A la sortie du pont se trouvait la Linzer Tor (porte de Linz). Elle n’existe plus, mais la route traverse toujours le village : là se trouvait la grand place (4)

A droite en venant de Linz, juste après le pont, une stèle a été apposée

“ En souvenir de la reconstruction, après les heures malheureuses du 3 mai 1809.”

Un peu plus loin, sur le coté gauche, une maison conserve un boulet, avec la mention : KANONENKÜGEL / VON ANNO 1809. (6).

Avant l’église, obélisque (7) surmonté de l’aigle autrichien bicéphale et entouré de 4 canons en souvenir des violents combats du 3 mai 1809 entre les troupes fran­çaises du maréchal Masséna et les Autrichiens de l’ar­chiduc Louis et du général Hiller. Sur le socle PC en allemand dont la traduction est la suivante :  

“Aux soldats autrichiens tombés le 3 mai 1809 en combat hé­roïque, parmi eux de nombreux volontaires viennois. Érigé par les communes d’Ebelsberg et de Vienne. ”

Juste à côté de l’église, fontaine (8) avec stèle en allemand dont la traduction est la suivante :

“Je reste un témoin muet de la détresse et de la peine endurée par Ebelsberg en l’année 1809.”

On peut accéder au château par le petit chemin très raide, d’où l’on aperçoit les toits du village (9).

Le château (se garer dans la rue principale, et prendre le petit chemin abrupt qui part du pont), pratiquement entièrement détruit en 1809, fut reconstruit à partir de 1826 (10) (11).

C’est désormais une propriété privée, mais une partie est transformée en musée (ouvert seulement le week-end, de mai à octobre) avec, notamment,

  • quatre dioramas présentant différents moments des combats du 3 mai 1809. (12) (13)
  • une jolie maquette du pont de 1809 sur la Traun (14)
  • une collection d’armes (15)
  • des gravures représentant les évènements de 1809 (16)

Le monument des volontaires viennois (17) qui défendirent le château en 1809 est situé dans l’allée, à gauche, 200 mètres après avoir quitté la cour du château. Il est figuré par un volontaire assis et méditant sur son étendard renversé. À côté, sur le rocher, inscriptions (18) en l’honneur des volontaires tombés ici le 3 mai 1809 :

” DEN AM 3 MAI 1809 / HIER GEFALLENEN / HELDEN / DER WIENER FREINWILLIGEN. “

(“Aux héros volontaires viennois tombés ici le 3 mai 1809.”)

Au carrefour de la Ennstor, prendre à droite la Münsterbergerstrasse, puis à gauche la Wambacherstrasse, où, au n° 82 (après le passage sous l’autoroute), se trouvait la maison Baumgartner (19), où Napoléon établit ses quartiers le 3 mai 1809 (à moins que ce ne fut sous une tente dressée non loin de là). Au-dessus de la porte d’entrée une plaque (20) en allemand et en français, conçue par son propriétaire en 1851 :

EN SOUVENIR DU PASSAGE DE NAPOLÉON EMPEREUR DES FRANÇAIS QUI LE 3 MAI 1809 APRÈS LA MÉMORABLE BATAILLE D’EBELSBERG PASSA LA NUIT DANS CETTE MAISON ET Y REÇUT UNE DÉPUTATION DES NOTABLES QUI LUI RENDIRENT HOMMAGE.

La partie du bâtiment qui aurait abrité Napoléon a été démolie, la “chambre de Napoléon” a malheureusement disparue.

                    

Enns

Hotel Lauriacum

Napoléon arrive, le 4 mai 1809, en fin d’après-midi à Enns, venant d´Ebelsberg. Il dîne dans la grande maison faisant l’angle de la place et de la grande rue, occupée aujourd’hui par un hôtel (Lauriacum) (1)

 

 

 

 

Entrée du château
Entrée du châteu
La cour du château

 

 

 

 

 

 

Il loge, avec son quartier général, du 4 au 7 au château Ennsegg (Schlossgasse4 – à l’extrémité de la place), propriété du prince Auersperg (2) (3) (4). Une plaque marque le souvenir de ce passage (pas de visite)

(Le 14 mars 1810, la future Impératrice fera également étape dans ce château, avant de se rentre à Braunau par Ried).

Vue sur le beffroi

Le lendemain, dans la matinée, il monte au sommet du beffroi (5), observant les autrichiens qui se dirigent vers Amstetten.

Non loin du beffroi, sous une arcade, un tableau (6) rappelle les grandes dates de l’histoire d’Enns, soulignant que, déjà occupée par les Français en 1741, elle eut aussi à souffrir des guerres napoléoniennes.

 

 

La plaque chronologique

 

Linz

Au centre ville, le palais des États de la ville, abrita le quartier général de Napoléon du 4 au 8 novembre 1805. De là, il écrit à Joséphine :

Je suis à Linz. Le temps est beau. Nous sommes à vingt-huit lieues de Vienne. Les Russes ne tiennent pas; ils sont en grande retraite. La Maison d’Autriche est fort embarrassée; à Vienne, on évacue tous les bagages de la Cour. Il est probable que d’ici à cinq on six jours il y aura du nouveau. Je désire bien te revoir. Ma santé est bonne. Je t’embrasse

et rédige les 18e, 19e et 20e Bulletins.

 

Strengberg (rive droite)

Maison où séjourna Napoléon

 

Strengberg se trouve à 30 km au sud-est de Linz, sur la route nationale 1, en direction de Vienne. Le 9 novembre 1805, Napoléon loge dans la maison située dans la rue principale (en face des numéros 27/28, et occupée en partie par un bureau de poste).

 

 

 

 

Melk (rive droite)

Située à 24 km à l’ouest de Sankt-Pölten, sur la rive droite du Danube, l’abbaye de Melk est une des merveilles de l’Autriche. Elle accueillit deux fois Napoléon.

Celui-ci arriva à l’abbaye dans la matinée du 10 novembre 1805. Il en reparti le lendemain, vers 11 heures, pour se rendre à Saint-Pölten.

Il refera un court passage, le 28 décembre, ayant quitté Vienne après la signature du traité de paix de Presbourg.

En 1809, c’est au début d’après-midi qu’il arrive à l’abbaye, le 7 mai. Il en repart le lendemain. Il occupe, d’après Savary, les grands appartements de cérémonie.

De la terrasse, devant l’accès à la bibliothèque, superbe vue sur le Danube avec, un peu en contrebas légèrement sur le côté gauche de la terrasse, le petit jardinet où l’Empereur dicta et rédigea des plans de campagne.

C’est à Melk que Marbot s’illustra devant l’Empereur, en allant, de nuit, capturer sur l’autre rive du Danube des sentinelles autrichiennes

 

Winden (rive droite)

Le monument de Winden

Lorsque l’on quitte Melk par la route nationale, en direction de Saint-Pölten, on atteint rapidement, sur la gauche, un grand monument entouré de grilles.  Situé sur la commune de Winden, il commémore la mémoire des quelques 300 prisonniers russes morts dans les caves de l’abbaye de Melk, asphyxiés par les fumées des feux qu’ils avaient allumés pour se réchauffer, dans la nuit du 13 décembre 1805. Il s’agissait d’un convoi de prisonniers venant de Vienne et se rendant en France.

 

 

Luberegg (rive droite)

Le château de Lubberegg

Le château situé sur la rive gauche du Danube (1), en face de l’abbaye de Melk, fut construit de 1774 à 1787 par Josef Edler von Fünberg qui servit de siège à l’entreprise de transport fluvial qu’il possédait. Relais de poste en 1791, il fut vendu en 1795 à la famille impériale autrichienne l’Empereur François Ier en fera sa résidence d’été de 1803 à 1811.

En 1805, le château est occupé par les troupes napoléoniennes, qui lui firent subir d’importantes déprédations, dont témoignent encore les factures de l’époque.

 

 

Intérieur du château

En 1809, le château fut bombardé à partir de l’abbaye de Melk.

Le château avait été transformé en partie en restaurant et en musée (3) (4) pour des expositions temporaires.

Un changement de propriétaire récent a entraîné des transformations qui sont actuellement (été 2006) en cours.

 

Saint-Pölten

Vue aérienne de l’abbaye
Lannes au couvent

Napoléon arrive à Saint-Pölten le 11 novembre 1805, venant de Melk. Il loge à l’abbaye et y reste le lendemain avant d’aller, à bride abattue, à Schönbrunn.

En 1809, il occupe les mêmes lieux, les 8 et 9 mai.

À gauche de l’entrée de l’église, une plaque commémorative rappelle la belle conduite du 49e régiment d’infanterie autrichienne, pendant la campagne de 1809, notamment au combat de Schwarzenlackenau le 13 mai 1809 (voir Vienne).

Hess-Strasse 1, contre le mur de l’église, autre plaque en souvenir du même régiment.  

Le maréchal Lannes passa quelques temps à Saint-Polten, au couvent des Soeurs Angalaises. Une gravure de Dawant, au musé municipal en garde témoignage.

 

Durnstein (rive gauche)

Vue aérienne
Le plateau

La petite ville de Durnstein est située sur la rive gauche du Danube, à  75 km en amont de Vienne, dans une large boucle du fleuve , qui enserre une plaine alluvionnaire se terminant par un plateau boisé, par où les russes contourneront les Français, et d’où, un moment, ils les bombarderont.

C’est sur cette plaine que, le 11 novembre 1805, les combats commencèrent, sur les communes d’Unter et Oberloibenl (aujourd’hui renommées pour ses Heurigen), entre les russes de Miloradovich et les français de Gazan.

Le monument de Dürnstein

Un grand monument, dû à l’architecte Friedrich Schachner, érigé pour le centenaire de la bataille et inauguré le 27 juin 1905, commémore les évènements.

Inscription en français :

ADOLPHE ÉDOUARD MORTIER / MARÉCHAL DE FRANCE / 1768-1835. “

En allemand, en russe et en français :

À LEURS VAILLANTS GUERRIERS, LA FRANCE, L’AUTRICHE ET LA RUSSIE 11 NOVEMBRE 1805.

Au centre on distingue l’effigie équestre du maréchal Mortier , des bas-reliefs représentent les combats le général Koutouzov , le général Schmitt ou Schmidt et le chasseur Bayer qui conduisit la colonne russe. À la base, une chapelle et un ossuaire renfermant les restes des sol­dats morts pendant la bataille et retrouvés autour de Unter et Oberloiben.

Un tableau en allemand, a été érigé en contre-abs, le long du chemin en contre bas, dont la traduction est la suivante : 

En souvenir des combats du 11 novembre 1805 opposant les troupes de la coalition austro-russe commandées par le général Koutouzov et le lieutenant maréchal de camp Schmidt, et le corps d’armée français sous le comman­dement du maréchal Mortier, lors de la guerre de la troisième coalition ; au cours de cette bataille les trou­pes françaises furent décimées.

Maison avec boulet.
L’église d’Unterloiben

Toujours dans le village d’Unterloiben deux maisons sont encore meurtries par des boulets de canon, témoins des combats de 1805 et, sous le porche de l’église , une plaque rappelle la mémoire d’habitants morts pendant les combats.

 

 

 

Rue principale de Dürnstein
Les ruines du château

Dans Durnstein, terrasse à la sortie du village, près d’un hôtel renommé, avec une superbe vue sur le Danube et les lieux par où les renforts de Dupont arrivèrent à marche forcée, au secours de Mortier. Au dessus de la ville, les restes du château où fut emprisonné Richard Cœur de Lion.

 

 

 

Göttweg (rive droite)

L’abbaye de Gottweg.

S’élevant sur une colline (450 m), entre les villes de Furth et Paudorf (Basse Autriche), à l’entrée est de la Wachau, sur la route nationale 1, le cloître de Göttweg fut fondé en 1072 et accueille toujours des moines bénédictins.

Le 8 septembre 1809, Napoléon y déjeune, en route pour Krems, où il passe en revue les troupes de Marmont.

 

 

Krems an der Donau (rive gauche)

Krems, la Steinertor
Le monument Schmidt

Koutousov pris ici ses quartiers, en 1805, retraitant sur la rive gauche du Danube. A ses trousses, le VIIIe corps d’armée sous les ordres du maréchal Mortier, mais qui ne dispose alors que de la division Gazan.

 

Bas-relief du monument Schmidt

Devant la porte de Stein (Steiner Tor),  se trouve un important monument commémoratif, avec bas-relief, à la mémoire du général autrichien Schmidt, tué au cours de la bataille de Dürnstein, oeuvre du sculpteur italien Giuseppe Pisani, et inauguré le 22 mai 1811 :

HEINRICH-SEBASTIAN SCHMIDT

DÜRNSTEIN. – 11 NOVEMBER 1805

Dans la cour de la mairie, buste du baron Christoph von Stiebar, qui participa à la mise au point du plan d’attaque de Dürnstein, et qui après les combats soulagea la détresse des habitants.

Le petit musée présente quelques objets témoins des combats de 1805 et un tableau de Leopold Mitterhofer représentant la bataille de Dürnstein – Loiben.

 

Sieghartskirchen (rive droite)

Sieghartskirchen  se trouvait alors sur la seule route menant de Sankt-Pölten à Vienne, à 5 heures et demi de la capitale. Il s’y trouve un relais de poste important. Il était donc naturel que Napoléon s’y arrête, aussi bien en 1805 qu’en 1809.

L’église de Sieghartskirchen
La chambre Napoléon

Le 12 novembre 1805, il reçoit, dans la maison paroissiale adossée à l’église , une députation de Vienne, venue implorer l’empereur d’épargner Vienne . Après la bataille d’Austerlitz, des prisonniers russes seront hébergés dans l’église et dans le cimetière. Ils se chauffent du bois des meubles et prie-dieu (ce sont sans doute les même qui feront plus tard halte à Melk – voir plus haut à Winden).

Les Français séjournent de nouveau dans et autour de Sieghartskirchen, du 9 mai au 18 décembre 1809. Napoléon y est lui-même le 10, nommant le capitaine Vegie commandant de la place.

Entrée de la cave
Le Gasthaus “Zum Mohr’n”

Trois officiers autrichiens prisonniers sont gardés dans la cave attenant le “Gasthaus zum Mohren” (3) (4). Le tenancier Florian Mayer et le cordonnier Priesterperger  parviennent à les libérer, après avoir abondamment enivrés les gardiens français. Les officiers autrichiens parviendront à rejoindre leurs lignes, sur la rive gauche du Danube.

C’est également au relais de poste de Sieghartskirchen que l’empereur  François I d’Autriche vint accueillir sa fille Marie-Louise, après l’abdication de Napoléon en 1814.

 

Klosterneuburg

L’abbaye de Klosterneuburg

Les soldats français occupèrent à deux reprises la ville de Klosterneuburg, à 13 km au nord de Vienne.

D’abord en 1805. Le 20 décembre, Napoléon visita en personne l’abbaye, notamment, au premier étage, la salle de marbre, d’où il observa les environs. Il aurait déclaré que les colonnes lui semblaient trop grandes, ce qui est exact, puisqu’elles étaient primitivement prévues pour la façade. Visitant également les caves, il se voit offert un “alte Österreicher”, dont il aurait dit qu’il “ne ressemblait pas vraiment à un vin du Rhin ” !

En 1809, l’occupation française laisse plus de traces. Les soldats pillent toutes les ressources se trouvant dans les caves, très exactement 8241 seaux (sic) du meilleur vin. Ils vident également le fameux “Tausendeimer-Fass” (1), qui, depuis 1771, sert à conserver le vin qui était dû aux seigneurs du pays (et de nos jours à offrir aux touristes les joies d’une glissade). Ils se saoulent allègrement pendant des jours et laissent finalement le reste s’écouler au sol.

(1) Un “Eimer” est une ancienne unité de contenance correspondant à environ 57 litres.

 

Vienne (Voir les promenades viennoises)

 

Bibliographie

  • Chappet, R. Martin, A. Pigeard, A. Robe. Répertoire Mondial des Souvenirs Napoléoniens. SPM, Paris, 1993.
  • Tulard, L. Garros. Itinéraire de Napoléon au jour le jour. Tallandier, Paris, 1992.

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