Pourquoi la débâcle de Russie?

Cette question sera toujours âprement débattue. L’art de la guerre selon Napoléon était basé sur la rapidité de déplacement de ses corps d’armées. L’approvisionnement suivait, ou devait suivre. Lorsque les lignes de communication s’allongeaient démesurément, comme ce fut le cas en Russie, les problèmes devenaient rapidement insurmontables, les troupes devaient alors trouver sur place ce dont elles avaient besoin. Alors, la politique de la terre brûlée devint une arme redoutable aux mains des Russes.

Mais cela n’explique pas tout. Napoléon attendit-il trop longtemps à Moscou ? Choisit-il, la retraite étant décidée, la bonne route ? Lui-même invoqua les conditions atmosphériques. Cela ne saurait s’appliquer qu’après la Bérézina, car, entre Moscou et celle-ci, soit 25 jours, il n’y eu que trois jours de gel : ce ne furent donc pas des conditions plus sévères qu’à Eylau, par exemple. Or, durant ces trois semaines, la grande Armée perdit 75.000 hommes ! Le rôle des partisans, comme le souligna Kutusov, ne fut pas négligeable non plus. Tout comme le plan de campagne de ce dernier, qui coupait la route de Smolensk aux français.

Alors ? Alors peut-être que l’erreur trouva place en juin, lorsque, les Russes refusant le combat sur le Niémen Napoléon décida de partir à leur poursuite, au lieu de se diriger sur Saint Pétersbourg. Mais ceci est une autre histoire…

Pour en savoir plus, rendez vous sur les pages 1812 !

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