Baptiste-Pierre-François-Jean-Gaspard, comte Bisson Général (1767-1811)

Jérôme Croyet
Docteur en Histoire, Archiviste adjoint aux Archives Départementales de l’Ain

Gaspard Bisson naît le 16 février 1767 à Montpellier. Son père, tambour major au régiment de Dauphin Infanterie, servit durant 29 ans. Il reçu le 11 brumaire an III le brevet de vétéran. Du couple Bisson naquit de nombreux enfants dont cinq seulement survécurent : trois fils et deux fils, Gaspard étant l’aîné. Il entre comme enfant de troupe, le 10 juillet 1772 au régiment Dauphin-Infanterie. Cet engagement est le fruit du vœu de son père. Se faisant remarquer par sa bonne conduite, il devient soldat dans ce régiment le 6 mars 1783. Il passe grenadier le 24 août 1785. Il est grenadier dans la Garde Nationale parisienne le 15 juillet 1789. Il gravit rapidement les Echelons et passe sergent major et adjudant avant la fin du mois de juillet 1789 et enfin adjudant major capitaine. Il quitte Paris et se retire à Dunkerque où habite son frère Jean Baptiste Louis, et entre dans la Garde Nationale locale comme chasseur, le 18 octobre 1789. A l’intérieur de ce corps il gravit là aussi rapidement les échelons ; sergent-major puis adjudant major capitaine en janvier 1790. Il forme et instruit correctement la Garde Nationale jusqu’à ce qu’il entre au 1er bataillon de Gardes Nationaux Volontaires le 26 août 1791.

Il se marie à Dunkerque, le 23 août 1791, avec l’accord de son père, car le futur marié et la future mariée son tous deux mineurs. Sa femme est Emélie Leduc, « descendante directe du fameux Jean Bart »[1][1]. Il est élu capitaine des grenadiers du 2e bataillon de volontaires du Nord le 1er septembre 1791. Il part aux frontières avec son bataillon. Il est chef de colonne des grenadiers lors du rassemblement au camp des Famans, sous les ordres de Luckner, en mai 1792. Il combat à l’armée du Nord en 1792, puis à l’armée des Ardennes en 1793.

C’est au sein de cette armée qu’il signe son premier fait d’armes, le 23 mai 1794, au Châtelet sur la Sambre. Il se trouve, avec 60 grenadiers et 50 dragons, attaqué par une colonne de 6 000 et 7 pièces d’artillerie. Après avoir fait couper le pont de la ville, il place ses grenadiers en tirailleurs devant le guet principal puis fait placer ses dragons en trois pelotons sur la rive droite pour soutenir la retraite des grenadiers. L’ennemi en avançant voie un grand nombre de tirailleurs, pense que la place renferme un corps plus considérable mais attaque néanmoins la ville. Bisson y reste alors seul avec deux tambour, qu’il fait battre sur différents points, afin de continuer à faire croire à un grand déploiement de troupe. Cela laisse le temps au général Legrand d’arriver avec une brigade et de conserver la ville.

Il passe chef de bataillon du 2e bataillon du Nord le 19 juin 1794.  Le 2 juillet 1794, il passe à l’armée de Sambre et Meuse. Le 19 septembre 1794, les représentants du peuple en mission à l’armée de Sambre-et-Meuse le nomment chef de la 26e demi-brigade de bataille, laissant le 2e bataillon de volontaires du Nord, qui est amalgamé, le 7 mars 1796, à Bruxelles, à la 48e demi-brigade de ligne.

La 26e demi-brigade de bataille est formée le 20 mai 1794 avec le 2e bataillon du 13e Régiment d’Infanterie de Ligne, le 4e bataillon de la Manche et le 9e bataillon de Seine-et-Oise. Elle est versée le 29 février 1796 à la 108e demi-brigade.

Bisson ne reste pas longtemps à la 108e, le 23 mai 1796, le général en chef de l’armée de Sambre et Meuse le nomme chef de la 43e demi-brigade de ligne. Celle-ci a été formée à Cologne le 19 février 1796 avec les 34e et 149e demi-brigades. De nouveau, Bisson fait parler de lui à Messenheim.

De nouveau, Bisson est à la tête d’un seul bataillon de 417 pour affronter 3 000 fantassins et 1 200 cavaliers adverses. Par suite de différentes manœuvres, son bataillon se trouve réduit à un tiers, sans espoir de secours. Intrépide, Bisson se lance seul, à cheval, sur la cavalerie adverse, tuant, enfonçant tout ce qui lui fait obstacle. Il parvient à traverser la rivière Nawa à la nage pour regagner Kirn, où avec ses deux autres bataillons, il s’empare de tout les débouchés de cette position et arrête l’avancée ennemi.

Le 18 octobre 1796, les officiers de la 108e demi-brigade lui adresse un certificat de bons services. Sa demi-brigade est au corps de droite, commandé par Marceau, dans la 5e division de Bernadotte.

En 1797, il passe à l’armée d’Italie avec la division Bernadotte. Le 30 août 1799, son divorce est prononcé. Le 13 novembre 1799, les 1er et 3e bataillons de la 43e demi-brigade capitulent à Ancone avec leurs drapeaux. En 1800, Bisson est à l’armée de Réserve à Dijon. Lors du coup d’état de brumaire et des jours qui suivent, il est à Paris et dans l’Orne, où ses actions en faveur du nouveau gouvernement lui attirent la bienveillance du 1er Consul. Il se signal à Marengo, le 14 juin 1800, lors du passage du Mincio, sous les ordres de Desaix ; « dans la famille on raconte que blessé au genou dans la bataille et ne pouvant se tenir à cheval, il s’assit sur le champ de bataille et continua de commander »[2].

Le 5 juillet, Bonaparte le fait général de brigade, commandant la 2e brigade de la 2e division de l’aile droite de l’armée d’Italie, sous Masséna. Le 4 août, Oudinot, de Milan, adresse à Bisson une nouvelle affectation. Alors qu’il se trouve à Cento, il doit se rendre à la division de réserve commandée par le général Rochambeau. Le 15 août, les officiers de la 43e demi-brigade de ligne font parvenir à leur ancien chef de brigade un certificat de bons services :

« il nous a toujours donné l’exemple du courage et de l’énergie républicaine par sa moralité, sa conduite et ses talents militaires. . .il a développé tous les moyens de tactique que nous avions lieu d’espérer d’un chef éclairé, en nous servant de guide au champ d’honneur ».

Le 21 septembre, Oudinot, chef de l’état-major général, l’envoi prendre le commandement de la réserve de Clément. Il est à la division Boudet au passage du Mincio et à Monzembano le 26 décembre 1800 où il contribue grandement à la victoire. Envoyé à la poursuite des fuyards adverses, suite à la bataille, il les harcèle jusque sur les hauteurs de Valléggio et dans la nuit suivante, il s’empare du château de Castel Novo.

Malgré qu’il soit compris dans l’état-major général, Bisson rentre dans ses foyers, le 1er juillet 1801. Sa nomination, le 23 septembre 1801, à la 6e division militaire, lui permet de se rapprocher de sa femme. En effet, le 26 septembre 1801, il épouse à Metz, Marie Fornier, fille de Jean Fornier, demeurant à Cuiseaux. Le 30 août 1803, Bonaparte le met à la tête d’une brigade d’infanterie à la 1ère division  de St Omer, sous le commandement de Soult.. Jusqu’en 1804 il est à Boulogne à l’armée des Côtes de l’Océan. Durant cette période, il loge à Malbouroug, où il reçoit sa Légion d’Honneur des mains de Napoléon et prête serment. Afin de se rapprocher de sa femme, il demande à Lacépède, à faire partie de la 6e cohorte de la Légion d’Honneur. Le 27 octobre 1804, le secrétaire d’état lui envoie une invitation au sacre de Napoléon. Le 4 janvier 1805, il est fait grand officier de la Légion d’Honneur.

Le 1er février 1805 il passe général de division. Le 2 mars, il est commandant de la 1ère division d’infanterie du camp de Bruges.

Le 29 août suivant, il est mis à la tête de la 1ère division d’infanterie du 3e corps de la Grande Armée, commandé par Davout. Il charge l’ennemi avec impétuosité le 31 octobre, à Riedot Haag, prend plusieurs pièces d’artillerie et fait 500 prisonniers. Le même jour il s’empare de Lambach. Alors qu’il traverse la Traun, le 1er novembre, il est grièvement blessé au bras. Informé de sa blessure, Napoléon lui rend visite. Cette blessure l’empêche de participer à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre. Il est fait grand officier de la Légion d’Honneur le 25 décembre puis chevalier de la Couronne de Fer d’Italie.

Le 20 mai 1806, il est fait commandant de la 6e division militaire, comprenant entre autre le département de l’Ain. Le 16 août 1806, le grand chancelier de la Légion d’Honneur l’informe que, par décision de Napoléon, il fait partie du collège électoral de Saône et Loire. Mais il ne reste que peu de temps à ce poste, puisque le 22 septembre, il passe à la 5e division militaire. Là encore, il ne fait qu’un passage éclair, puisque le 23 octobre 1806, il est envoyé comme gouverneur général de Brunswick. Le 1er février 1807, il remplace le général Gardanne au commandement de la 2e division du 6e corps de la Grande Armée, commandé par le maréchal Ney.

Il fait la campagne de Prusse, puis de Pologne et enfin d’Allemagne jusqu’en 1808. Le souvenir que laisse le général Bisson aux Polonais des 3e et 5e régiments de Lanciers et du 8e régiment de chasseurs à pied qu’il a sous ses ordres, amène plusieurs officiers de ces corps à se faire rappeler aux bons souvenirs de sa famille en 1836. Le corps de Bisson prend part à la bataille de Friedland, le 14 juin 1807 et le 25e régiment d’infanterie légère, sous ses ordres, se couvre de gloire. Alors qu’il est à l’armée, le général de division Marchand, l’informe, le 8 avril 1808 de sa nomination comme comte d’Empire : « il est arrivé dix huit lettres de ce genre pour toute la grande armée », lui écrit-il.

En effet, le 10 mars 1808, Napoléon le fait comte d’Empire avec une dotation de 20 000 francs de rente sur des biens réservés en Westphalie et une autre dotation de 30 000 en Hanovre. Il est confirmé comte d’Empire par lettres patentes datées du 10 septembre 1808.

Doté d’un appétit hors du commun, le général Bisson est un homme de haute et forte stature, qui dépassait de plus d’une tête les membres de son état-major. Thiébault dans ses mémoires se fait le porte-parole du féroce appétit de Bisson :

Pichegru buvait sans bravade quinze à dix-huit bouteilles de vin. . . et l’on m’a même soutenu que Bisson le doublait [3][3].

Son goût pour la bonne chair et le bon vin le pousse en 1800, alors qu’il sert dans l’armée de réserve à Dijon, à faire présenter les armes à ses troupes face au Clos Vougeot, ancien vignoble des ducs de Bourgogne. Ami des bons vins, le général Bisson pouvait en faire une grande consommation sans pour autant être trop mal :

C’est ainsi que le général Bisson, qui buvait chaque jour huit bouteilles de vin à son déjeuner, n’avait pas l’air d’y toucher ; il avait un plus grand verre que les autres, et le vidait plus souvent ; mais on eût dit qu’il n’y faisait pas attention ; et tout en humant ainsi seize livres liquide, il n’était pas plus empêché de plaisanter et de donner ses ordres que s’il n’eût dû boire qu’un carafon [4].

Lors d’un repas avec Bial, le général Bisson marque encore les esprits de ses contemporains :

C’était un homme d’une stature colossale, et passait pour un grand buveur. Ce que je sais, c’est qu’un jour, invité chez lui, je constatait avec effroi qu’il avait absorbé, dans un dîner à cinq, une vingtaine de bouteilles de différents vins. Et certes, je n’avais pas ingurgité ma quote-part, ni les autres convives non plus, mais rien n’y paraissait [5].

Une légende familiale raconte même que le général Bisson, capturé (sans doute dans le Tyrol), joue sa libération sur un repas : le premier qui arrête de dîner est perdant ; si c’est lui il reste prisonnier, si c’est son geôlier il retrouve sa liberté. Après plusieurs heures d’un repas digne des écrits de Rabelais, le général Bisson continue d’avaler sans frémir tandis que son adversaire s’effondre d’une crise d’apoplexie. C’est ainsi que le général regagne la France. Son appétit connu de tous, même de Napoléon qui alla même jusqu’à lui allouer un traitement spécial pour subvenir à ses besoins nutritionnels. :

Un jour l’Empereur ayant rencontré à Berlin le général Bisson lui dit : eh bien, Bisson, bois tu toujours bien ? Comme ça, Sire, ça ne passe plus les vingt-cinq bouteilles. C’était en effet un grand amendement chez lui, car il avait plus d’une fois atteint la quarantaine. Au surplus, ce n’était pas un vice chez le général Bisson, mais un besoin impérieux. L’empereur le savait, et comme il l’aimait beaucoup, il lui faisait une pension de douze mille francs sur sa cassette, et lui donnait en outre de fréquentes gratifications. [6].

Mais son goût pour le bon vin et la bonne chair, sans doute relayées par sa fierté d’être le buveur de l’armée, porte préjudice à sa santé. Rapidement, il devient obèse et ne parvient plus à monter à cheval :

Je me suis souvent trouvé y dîner avec le général Bisson et je suis témoin qu’il buvait douze bouteilles à chaque repas ; tout le monde le savait. . .c’était un homme très grand, énormément gros. Il ne pouvait plus monter à cheval [7].

Haut de près de six pieds et gros en proportion, il faisait parade de son embonpoint et de la réputation qu’il s’était faite d’être le plus intrépide buveur de l’armée : il ne tarissait pas sur ses prouesses en ce genre, et quoiqu’il avouât modestement qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même, il était encore réellement effrayant à table. Il était tellement pesant, qu’il avait été obligé de se faire construire une voiture avec des roues et des ressorts beaucoup plus fort qu’on ne les fabrique ordinairement [8].

De son mariage avec Emélie Leduc, arrière petite nièce de Jean Bart, le général Bisson eut une fille, Marie Amélie Françoise Bisson. Cette dernière ne le quitta presque jamais. Il la fit élever dans une des meilleurs pension de Paris et quand il le pouvait, la gardait auprès de lui, que se soit en Espagne, en Allemagne ou en Italie. Sa fille se marie le 2 septembre 1816 avec le fils Fornier, neveu de sa seconde femme. De ce mariage, naissent trois filles. L’aînée seule se marie et a des enfants. Ses deux sœurs décèdent sans laisser d’enfants. De son second mariage, naissent sept enfants. Tous meurent en bas âge, sauf Pierre Jean Baptiste Nicolas Gaspard Bisson, né en octobre 1803. Ce dernier, comte de Bisson, devient percepteur en 1829. Il reste à cette place dans le département de Saône et Loire durant 12 ans. Puis il devient payeur général à Albi puis à Avignon, où il décède le 14 septembre 1851. Pierre Bisson épousa Mlle Guillemant à Louhans. De ce mariage naquit deux filles. L’une d’elle est morte religieuse à Alby et la seconde célibataire à Louhans. La famille Bisson habite à Cuiseaux lorsque le général se trouve en France mais lorsqu’il est en campagne ou en mission, Minon rejoint sa famille à St Amour. Le général Bisson écrivait presque tous les 5 jours à Minon. Durant l’invasion de 1814, les alliés sous les ordres du prince de Cobourg arrivent jusqu’à Cuiseaux et brûlent et pillent une partie de ses propriétés. Durant cet incendie, toutes les lettres autographes de Napoléon sont détruites et sa vaisselle sert de cible aux troupes russes qui montent un stand de tir dans son jardin.

Le 7 septembre 1808, il part en Espagne avec le 6e corps d’armée de Ney, toujours à la tête de la 2e division. Le 25 octobre, les troupes de Ney entrent dans Logrono à la baïonnette, puis passe l’Ebre. Mais il ne reste pas longtemps à la tête des troupes, et le 8 novembre, il est nommé gouverneur de Navarre. Lors de cette guerre, le général Bisson fait preuve de désintéressement et d’un grand sens de la discipline. Alors que ses hommes allaient mettre un sac un monastère espagnol, le général Bisson les rappelle à l’ordre et les empêche de piller le bâtiment. Les moines, reconnaissant de son geste, grave son nom sur le fronton du monastère. De son passage dans ce monastère, il n’emmène qu’une gravure sans valeur représentant un capucin mort durant les guerres de religion, dont il fait faire un tableau à Paris, pour le placer dans la chapelle de Cuiseaux.

Le 28 mars 1809, il est nommé commandant d’une place forte en Italie. Mais, à la tête d’une colonne dans le Tyrol, il est forcé de capituler le 13 avril à Innsbruck. Libéré, il est placé à la tête de la 1ère division du 11e corps, en Illyrie, à la place de Claparède. C’est lui qui est chargé de l’exécution du tyrolien Andréas Hofer.

Le 22 décembre 1809, il est nommé gouverneur de Frioul et du comté de Gradisca. Non compris dans la nouvelle organisation de l’armée d’Italie, du 1er avril 1810, il obtient un congé de trois mois le 11. Mais ce congé ne dure pas, et dès le 9 mai, il est nommé commandant de la 3e division territoriale du royaume d’Italie à Vérone. Gouverneur de Mantoue, il sait se faire apprécier des populations italiennes qui n’hésitent pas à composer des sonates en son honneur.

Il décède au palais de Fontana, paroisse de Marmirole, dans le département du Mincio, le 26 juillet 1811, à 44 ans, victime d’une attaque d’apoplexie, « au moment où il était proposé pour Maréchal »[9].

Son corps est transporté avec pompes funèbres à Mantoue et déposé à l’église paroissiale de Saint Napoléon où les honneurs funèbres lui sont rendus. Son oraison funèbre, en italien, est prononcé le 28 juillet 1811 par le sous-inspecteur des revues César Paribelli à l’église St Napoléon. Apprécié de ses subordonnés, de ses chefs et des populations civiles, le vice-roi d’Italie Eugène de Beauharnais lui fait élever un tombeau dans cette église. Son cœur est transporté à la grande chancellerie de la Légion d’Honneur, d’où il est transporté, avec les vœux de sa famille et par les soins du maréchal Macdonald, aux Invalides. Son nom est gravé à la 3e ligne de la colonne de la Grande Armée de l’Arc de triomphe.

NOTES

[1] Note généalogique, n. d. Fonds Cousança.

[2] Biographie du général comte Bisson et de son fils, n. d. Fonds Cousança.

[3] Mémoires du général baron Thiébault, tome 3 page 190. Plon, Paris, 1895.

[4] BRILLAT SAVARIN : La physiologie du goût, page 71.

[5] BIAL, page 168.

[6] Mémoires de Constant, premier valet de chambre de l’Empereur, sur la vie privée de Napoléon, sa famille et sa cour. Tome 6 page 194. Ladvocat, Paris, 1830.

[7] LIGNIERES, page 25-26.

[8] Mémoires u général Griois, tome 1, page 374. Plon-Nourrit, Paris, 1909.

[9] Note biographique sur le général Bisson, n. d. Fonds Cousança.

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